Mobilité durable, vraies et fausses bonnes idées (1/7): le tramway

Voiture électrique, Vélib’, plans de déplacements d’entreprises… : l’époque est à la recherche  d’alternatives au “tout-bagnole”. Marc Fontanès, directeur de Mobility+ et coauteur de Les transports, la planète et le citoyen aux éditions Rue de l’échiquier, évalue l’efficacité des solutions proposées et s’interroge : concourent-elles à l’avènement d’une mobilité durable ?

On commence avec un revenant promu grand favori des politiques d’aménagement urbain : le tramway.



Le tramway, vraie ou fausse bonne idée ?
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Quelques pistes pour une mobilité durable

« En finir avec la galère, découvrir la mobilité durable » : dès son sous-titre, Les transports, la planète et le citoyen de Ludovic Bu, Marc Fontanès et Olivier Razemon affiche son ambition de nous aider à bouger mieux. Brève présentation de l’ouvrage, en prélude à une série d’entretiens filmés de Marc Fontanès, qui a accepté de dresser pour nous le catalogue des vraies et fausses bonnes idées en matière de transports.


couv_transportsIl y a d’abord les faits : si « mobilité rime avec modernité », « bouger devient compliqué », surtout lorsqu’on se trouve en situation d’exclusion, et/ou qu’on habite en périphérie d’une ville dont les réseaux (routiers, ferroviaires, etc.) sont saturés. Pour beaucoup d’usagers, les transports sont devenus synonymes de « galère » quotidienne. Sans parler du coût sanitaire et environnemental de notre frénésie de déplacements : bruit, stress, pollution, accidents…

Les solutions ? Elles sont multiples, nous disent les auteurs de Les transports, la planète et le citoyen, aux éditions Rue de l’échiquier : « l’histoire des transports, écrivent Ludovic Bu, Marc Fontanès et Olivier Razemon, est jalonnée d’idées aussi géniales qu’erronées. » L’enjeu de l’ouvrage n’est pas seulement d’en dresser le catalogue et d’en évaluer la pertinence, du tout voiture à l’autolib’, du tramway aux plans de déplacements d’entreprises (PDE). En passant en revue l’éventail des « solutions » avancées à l’épineux problème des transports, les auteurs de Les transports, la planète et le citoyen veulent montrer qu’une mobilité réellement durable est à notre portée. Souvent, il suffit pour cela d’optimiser l’existant.

Ce pragmatisme à mille lieux des projets parfois pharaoniques de certains élus, Ludovic Bu et Marc Fontanès le doivent à leur expérience de la mobilité : collaborateurs de longue date, ils ont cofondé en 1997 Voiture&co, dont l’objet, selon Ludovic Bu, est d’ « aider les gens à se déplacer mieux en polluant moins. » Agences locales de mobilité, actions de sécurité routière à destination des jeunes, dispositifs d’aides aux demandeurs d’emploi : l’association se déploie partout où il s’agit de garantir l’autonomie face aux transports. Dans le même esprit, les deux acolytes fondent Mobility+ en 2001. Ce cabinet de conseil en mobilité durable propose d’aider entreprises et institutions à optimiser leurs déplacements. Objectif : promouvoir les alternatives à la voiture individuelle.

Leur connaissance du sujet, secondée par la plume du journaliste Olivier Razemon, permet à Ludovic Bu et Marc Fontanès de signer un ouvrage drôle, clair et pédagogique, qui devrait sans peine atteindre son objectif : offrir à chaque citoyen les clés d’une mobilité durable.


Lire des extraits de l’ouvrage

L’habitat joue sur la modularité

Les architectes et designers travaillant sur l’idée de modularité dans l’habitat proposent des projets et concepts qui questionnent la maison évolutive. Murs et mobiliers se modifient, se transforment, se développent pour mieux répondre à de nouvelles problématiques.


Vue d'extérieur de "Moduca". Crédit : Clément Gougeon

Vue d'extérieur de "Moduca". Les pièces viennent se positionner dans une charpente poteaux-outres en acier qui fonctionne comme un ensemble de casiers. Crédit : Clément Gougeon

Une maison qui s’adapte à ses habitants : voilà le concept « Moduca » développé par Clémence Gougeon, jeune architecte d’intérieur.  A l’achat de la maison « Moduca », on choisit les pièces dont  on a besoin et leur disposition. Chaque pièce est un module auto-portant, comme un container en plus petit, avec une structure acier et un recouvrement en tôle ondulée ou plaques laquées.   « Les modules étant tous conçus sur le même modèle, ils sont interchangeables, peuvent être remplacés ou modifiés, évoluant ainsi avec la famille. Si on manque de place, pas besoin de déménager, on ajoute une pièce ou on l’échange.  Un jeune couple peut commencer avec 3 pièces et agrandir la maison quand les enfants arrivent », estime la jeune architecte.

Objectif : optimiser l'espace de cet appartement de 44m². La pièce jour a été organisée comme un espace de rangement polyvalent qui peut se transformer en bureau et en salle de repas. Credit : Seuil architectes

Objectif : optimiser l'espace de cet appartement de 44m². La pièce jour a été organisée comme un espace de rangement polyvalent qui peut se transformer en bureau et en salle de repas. Credit : Seuil architectes

Un propos partagé par l’architecte toulousain Philippe Gonçalves qui a réalisé un projet en 2006 où la dimension modulaire s’est présentée comme étant l’une des pierres angulaires de la rénovation. « La modularité est le signe de l’évolution de la cellule familiale qui est moins figée que les générations précédentes: familles recomposées, travail à domicile aujourd’hui, l’habitat doit s’adapter à ces nouvelles problématiques. » Et l’architecte d’ajouter que « la recherche de la modularité dans son intérieur revient de plus en souvent. Ceci s’explique notamment par la question financière. De fait, le surcout est moindre lorsqu’il s’agit d’une démarche globale, lorsque la dimension modulaire est intégrée dès le départ ».


« Réduire l’hyper spécialisation des espaces dans nos maisons »

Canapé "Compos'it" chez Dunlopillo. Design : Matali Crasset. Canapé 2-3 places : 1399 euros

Canapé "Compos'it" chez Dunlopillo. Design : Matali Crasset. Canapé 2-3 places : 1399 euros

Cette modularité ne concerne pas que les lieux et les meubles : les objets s’adaptent eux aussi à ces nouveaux modes de vie. Bibliothèque, chaise, canapés, l’objet doit pouvoir évoluer. Exposé au dernier salon Maison et objets de janvier 2010, le canapé Compos’it de la designer Matali Crasset illustre bien cette tendance. Les assisses sont transformées en espaces de convivialité et adoptent des structures modulaires. Dans sa démarche, Matali Crasset envisage des objets non figés que l’on « s’approprie » .« L’objet peut avoir des temporalités différentes, plusieurs scénarii de vie. Les modules illustrent la notion de partage et de flexibilité qui sont un de mes thèmes de prédilection », explique le designer. « Chaque espace présente une typologie différente. Je travaille à partir de « nouvelles logiques » pour réduire « l’hyper spécialisation des espaces dans nos maisons », ajoutant selon elle « qu’il n’y a pas de délimitation entre l’espace et le mobilier ».


Déborah Antoinat

Exposition « Habiter écologique » :Rétrospective de l’habitat durable

« Aujourd’hui, l’homme habite technologiquement cette Terre, incontestablement…mais est-ce encore habiter? », s’interroge Michel Puech en 2008 dans son livre Homo sapiens Technologicus. On retrouve cette citation sur le tableau synoptique qui ouvre l’exposition « Habiter écologique » de la Cité de l’architecture & du patrimoine.  Une exposition riche et documentée qui tente d’éclairer sur les architectures possibles pour une ville durable . L’approche se veut « holistique » c’est à dire globale et pluridisciplinaire, fondée sur de multiples critères tissant des liens entre l’écologie, l’économie, le social et la culture.

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New Songdo City : la ville du futur a-t-elle de l’avenir ?

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