Mobilité durable, vraies et fausses bonnes idées (2/7) : les transports gratuits

Suite de notre série d’entretiens avec Marc Fontanès, directeur de Mobility+ et coauteur de Les transports, la planète et le citoyen aux éditions Rue de l’échiquier. Après avoir évoqué l’engouement des élus contemporains pour le tramway, il évalue l’effet de la gratuité des transports sur la mobilité.



La gratuité des transports : vraie ou fausse bonne idée ?
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Trois questions à Gilles Klein, journaliste

Gilles Klein est chroniqueur à Arrêt sur images et blogueur pour Le Monde du blog et Le phare. Il nous explique la position des médias français en matière de climatoscepticisme.


gillesklein_portraitComment expliquer que les climatoscpetiques n’aient pas toujours la voix au chapitre dans les médias français ?

Le discours sur le réchauffement climatique a été unanimement accepté par les médias. Il n’a pas été remis en cause car il semblait refléter un consensus international de scientifiques. Il avait donc une caution, renforcée par le fait que le discours environnemental non-scientifique, celui aussi bien de Yann Arthus Bertrand que de Nicolas Hulot, était déjà dans le quotidien des journalistes non-spécialistes du secteur. Il y avait quelques voies dissonantes avec les bons clients des médias mais qui apparaissaient comme de gentils sceptiques comme Allègre à l’époque, mais le débat n’était pas du tout violent. J’ai l’impression que ce qui s’est passé dans l’université d’East Anglia par rapport au Climate Gate a été un révélateur. Car c’est d’abord parti très fort dans la presse britannique et étant donné que le sommet de Copenhague avait lieu quelques semaines après cet incident, c’est rentré dans l’actualité de Copenhague.

Les médias doivent-ils mener le thème du réchauffement climatique vers le débat ?

Quand la France s’est engagée dans le nucléaire, il y a eu une absence de débat. En ce qui concerne le réchauffement climatique, il est important que ce débat apparaisse. Mais c’est d’autant plus difficile que les journalistes ont manqué d’informations sérieuses sur le sujet, de regards critiques et de distances. Ce qui est explique du coup des phénomènes de balancement. Il y avait autour du réchauffement climatique un consensus alimenté par toute sorte de sources qui saturaient le journalisme de base. Maintenant, on se rend compte en effet qu’il y a un réchauffement mais que tout le monde n’est pas d’accord sur son intensité. Ni d’autre part sur les causes et les solutions à trouver pour y remédier.

Le Climate Gate n’a-t-il pas discrédité les scientifiques du GIEC dans les médias ?

Je ne crois pas que cette affaire ait eu autant d’importance que ça sur ce plan là. Le principal avantage de cette crise provoquée par le piratage des mails de l’Université d’East Anglia est qu’elle va obliger les scientifiques à être encore plus rigoureux. Il y a un tel consensus global sur la réalité du réchauffement climatique que certains se sont laissé aller à des méthodes de travail qui ne seraient pas acceptées dans d’autres domaines de la science.

Mobilité durable, vraies et fausses bonnes idées (1/7): le tramway

Voiture électrique, Vélib’, plans de déplacements d’entreprises… : l’époque est à la recherche  d’alternatives au “tout-bagnole”. Marc Fontanès, directeur de Mobility+ et coauteur de Les transports, la planète et le citoyen aux éditions Rue de l’échiquier, évalue l’efficacité des solutions proposées et s’interroge : concourent-elles à l’avènement d’une mobilité durable ?

On commence avec un revenant promu grand favori des politiques d’aménagement urbain : le tramway.



Le tramway, vraie ou fausse bonne idée ?
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Verbatim : Matali Crasset

matali-crasset-2654356_1350Entre création d’objets et agencements d’espaces, la designer Matali Crasset questionne nos usages des choses et des lieux et expérimente dans ses travaux les principes de la modularité, la flexibilité, les réseaux… Portrait en trois questions d’une touche-à-tout aussi douée pour la création de pièces de mobilier que pour la scénographie ou l’architecture.



Verbatim : Matali Crasset
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Nanotechnologies : la France investit

Après une évaluation des risques liés aux nanotechnologies dans l’industrie, le gouvernement a lancé en mai 2009, le plan Nano-Innov. Doté de 70 millions d’euros, il permettra la construction de centres d’intégration des nanotechnologies à Saclay, Grenoble et Toulouse, dans lesquels la recherche fondamentale travaillera avec les entreprises. Au niveau européen, les trois pôles s’intégreront notamment par l’intermédiaire de l’Institut européen de technologie (EIT), autour de grands thèmes comme la médecine, les transports, l’énergie, le climat et la complexité des technologies. Quand au débat public sur les nanotechnologies qui s’est achevé mardi 23 février, il aura tellement suscité les passions que les dernières réunions auront eu lieu sur Internet pour éviter les confrontations entre pro et anti-nanotechnologie comme l’explique le journal Les Echos.

Gaëlle Hamonic et Philippe Croisier : l’interview Kama Sutra

Philippe Croisier et Gaëlle Hamonic, deux des cinq commissaires de l’exposition KamaSutra à la Maison de l’architecture (Paris), nous en disent plus sur l’événement.


hamonic_croisier111/ Pourquoi avoir intitulé cette exposition « Kama Sutra »?

G.H. : Il s’agissait de souligner la relation très forte qui existe entre l’architecte et la réhabilitation sur le patrimoine. Après avoir évoqué différentes pistes, nous en sommes arrivés à l’idée de Kama Sutra car elle est synonyme de plaisir et de partage. L’aspect « multi-positions » reflète toutes les façons et les approches qu’on peut trouver. Le kama Sutra porte cette notion de plaisir et de positions incongrues.

2/ Dans quelle mesure ces différents projets incarnent-ils un certain « renouveau » architectural?

G.H. : Nous avons sélectionné des projets qui avaient travaillé sur le rapport entre le patrimoine et l’architecture contemporaine.  On est ici dans une approche du « recyclage » du bâtiment, de l’hybridation entre le passé et le futur. Ces projets montrent une sorte de 3ème voie qui seraient comme le collage successif de plusieurs époques.

3/ Qu’apportent ces réalisations au débat sur la ville durable, la ville de demain?

Le premier des critères environnementaux, c’est de ne pas mettre à la poubelle, de ne pas jeter l’emballage. Si on parle de « ville durable », on pense matériaux et économies d’énergie mais quand un bâtiment est démoli, cela entraine des tonnes de gravas et beaucoup de ressources et d’énergies utilisées. De réfléchir à comment on transforme les bâtiments est une contribution au débat sur la ville durable en faisant le pari que l’on ne ne démolira plus demain comme hier.

Propos recueillis par Déborah Antoinat

Interview : Pascal Gontier, architecte

Pascal Gontier est architecte, et a dessiné le bâtiment passif du passage Fréquel. Ce projet est conçu pour atteindre les performances d’un bâtiment passif certifié « Passivhaus » impliquant une consommation énergétique de 15 kw/m2/an. Les travaux devraient être terminés pour juin 2010. (Lire la suite…)

Interview : Jean-Paul Albertini, Directeur de la SEMEAEST

Jean Paul Albertini est directeur général de la SEMEAEST, en charge de l’aménagement de la Zac Pajol. Il a accepté de répondre à nos questions sur le projet en cours.

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Trois questions à Laurence Baudoin, architecte

Cofondatrice avec  Hélène Bergeron de l’agence Baudoin-Bergeron, Laurence Baudoin a conçu ce qui sera le premier immeuble à énergie positive parisien. Les Ecofaubourgs l’ont interrogée sur ce projet ambitieux…

EF/ Quelles énergies renouvelables avez -vous favorisées ? Dans quelles proportions ? (Lire la suite…)

Portrait : Jean-Guy Henckel

Difficile d’imaginer, lorsque le premier jardin de Cocagne a vu le jour en 1991, qu’il en existerait plus de 100 aujourd’hui. Et pourtant : grâce à un réseau national performant et au volontarisme de ses membres, ce dispositif d’insertion par le maraîchage emploie 3000 personnes par an, et distribue des paniers de légumes biologiques à 15 000 familles adhérentes.

Ce succès tient aussi à la personnalité du président du Réseau Cocagne : Jean-Guy Henckel. Retour sur le parcours d’une figure de proue de l’économie sociale et solidaire, qui se définit comme « un vrai entrepreneur».

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