Mot pour mot : écologie
Écologie politique ou politique écologique, voitures écologiques, agriculture écologique, habitat écologique, mode et décoration écologique… : le mot écologie est aujourd’hui cuisiné à toutes les sauces. Qualifier un nouveau produit, un nouveau concept d’ « écolo » est devenu une manière incontournable de vendre et d’être dans l’air du temps. Tout devient écolo, bio et bon pour l ’environnement. On ne va pas s’en plaindre mais le terme est galvaudé et le sens strict du mot a évolué. La rubrique « Mot pour mot » s’attarde aujourd’hui sur cette notion aux contours flous. A l’origine, c’est quoi être écologique?
Actuellement, quand on dit écologie, on pense développement durable, protection de l’environnement et produits biologiques. En bref, être écolo, c’est œuvrer pour le respect de l’environnement.
Or, l’étymologie du mot « écologie » nous propose une définition différente. Le mot écologie vient du grec « oikos » qui signifie maison et « logos », science. Il apparait donc que l’écologie est étymologiquement liée à l’habitat et à la maison, au 1er cercle de vie de l’humain.
Alors lorsque l’on nous parle de voiture écologique, ainsi qualifiée du fait de ses faibles émissions de CO2, le terme est clairement détourné de son sens propre. L’écologie, c’est d’abord l’interaction entre un individu et son milieu et non un adjectif qui pourrait donner bonne conscience car signifiant de façon sommaire “respectueux de l’environnement”. Suffit-il de quelques mesures tirant sur le vert pour être écolo?
Un autre mot, ô combien antonymique en pratique, comporte la même racine : économie. Économie vient de « oikos » signifiant maison et « nomos », gérer, administrer. Ce parallèle est-il une circonstancielle ironie lexicale? Cette racine commune ne nous dit-elle pas que les deux notions sont étymologiquement liées et que pour préserver ce qu’il reste de ressources naturelles de notre « maison commune », la planète, il serait bon de faire de l’éco-nomie?

Si le vingtième siècle n’a pas inventé le héros, il lui revient d’avoir donné à ce dernier un supplément d’âme et de pouvoir, en le parant du titre (au fond pléonastique) de super-héros. Entre comics et cinéma, la culture populaire foisonne désormais de ces personnages surpuissants dont la motivation semble immuable : sauver le monde des forces du mal et (ce qui revient au même) faire triompher le bien. Le tout, avec ou sans (mais plus généralement avec) collants lycra.