Des conteneurs transformés en logements étudiants
Importé des Pays-Bas, le concept de logements en conteneurs s’est déjà répandu en Allemagne, en Australie et au Canada. Une centaine de logements de ce type est prévue au Havre pour la rentrée scolaire 2010 afin de faire face à la pénurie de logements étudiants.
100 logements pour les étudiants d’une surface habitable de 25 M² seront installés sur quatre étages (R+3). L’aménagement intérieur consistera en une salle de bains, une kitchenette, un chauffage, un système de ventilation, une connexion internet, des fenêtres, et un balcon, pour grand nombre d’entre eux. Un parking vélo sera mis à disposition et des espaces verts seront aménagés (1 000 m²).
Le loyer sera d’environ 300 euros par mois charges comprises. Les conteneurs viennent de Chine et ont été commandés spécialement pour les réhabiliter en logements. Ils ont été étudiés de façon à pouvoir accueillir de l’habitat notamment en évitant les traitements toxiques.
30% moins chers que les solutions traditionnelles
Le projet vise des exigences élevées en matière énergétique. « Un effort important en terme d’isolation a été réalisé sur les 6 faces du conteneur assurant ainsi une isolation thermique totale », explique Alberto Cattani, l’architecte en charge du projet. Aucun chiffre pour le moment ne permet de quantifier la consommation énergétique de ce type de bâti. Des tests sont actuellement en cours afin de la déterminer de façon plus précise. Les résultats devraient être disponibles d’ici un à deux mois.
Le coût global prévisionnel du projet est de 4.8 millions d’euros dont 1.05 millions d’euros viennent du Plan de relance gouvernemental. « L’objectif est d’atteindre une réduction des coûts de 30% par rapport aux solutions traditionnelles», ambitionne Alberto Cattani, ajoutant que « ce type d’architecture permet une rapidité de réalisation deux fois plus grande».




Entre création d’objets et agencements d’espaces, la designer
Le principe de la décoration écologique repose sur deux principes essentiels. S’assurer de la composition des matériaux (vernis, colle…) pour garantir un air le plus sain possible et veiller à la traçabilité des produits. « Mettre en place une décoration écologique chez soi, c’est savoir quel produit on choisit, d’où il vient. Dans ma démarche, j’essaie d’éviter l’importation de bois exotiques et de façon plus globale de limiter l’empreinte carbone », explique Patricia François, ajoutant que « les labels comme le label FSC pour le bois sont une base pour s’assurer de la qualité des produits. Même s’ils demeurent parfois controversés. »
Les installations prévues sur la Zac Rungis
Les choix environnementaux
Mais l’originalité de la résidence tient moins à son architecture qu’au dispositif mis en œuvre par Bonacasa. En effet, afin d’assurer la sécurité de ses occupants, chaque logement y est équipé d’une tablette PC (voir photo) reliée à Internet. Son rôle : permettre aux locataires de commander par écrit ou de vive voix l’un des nombreux services proposés par Bonacasa, mais aussi d’entrer en contact avec les autres habitants de la résidence. Conçu en partenariat avec Swisscom, ce dispositif tient également lieu de veille : en cas de malaise, un bracelet électronique vous permet d’alerter le central téléphonique, qui cherchera à identifier les causes de l’appel et vous portera assistance le cas échéant. Coût du dispositif : 75 francs suisses (=50 euros) par mois.