Buzz de la semaine : une campagne au poil

Depuis quelques semaines, les habitués du métro parisien ont eu tout le loisir de découvrir la dernière campagne de publicité pour les poêles à bois Invicta. Soit une mise en scène de Jean-Pierre Dupire, charismatique PDG de la société et grand amateur de jeux de mots à base de poils.


pub-invictaSi l’on se fie à la base line d’Invicta, Jean-Pierre Dupire serait « le sourire de l’industrie française ». Il faut dire qu’avec sa barbe, ses dread-locks et ses lunettes noires, il a plus l’allure d’une rock star que d’un PDG. Imaginez la synthèse d’Antoine et de Stevie Wonder faisant de la réclame pour du chauffage au bois…

Ce décalage entre l’allure débonnaire du personnage et sa fonction de dirigeant est sans doute à l’origine de la très « afflelouienne » dernière campagne publicitaire d’Invicta. Sur une affiche 4×3 au noir et blanc soigné, on voit Jean-Pierre Dupire dans une pose napoléonienne et entouré de deux superbes créatures, l’une blonde l’autre brune (histoire qu’il y en ait pour tous les goûts). Elles n’ont d’yeux que pour lui. Normal, proclame le PDG : « mes poêles les séduisent. » Le foyer ardent qui occupe l’arrière-plan corrobore l’assertion : Jean-Pierre, il leur met carrément le feu, semble dire l’image.

Douteux, dites-vous ? A coup sûr, mais aussi diablement efficace. Entre mégalomanie et machisme, la campagne d’Invicta a su faire parler d’elle. Pour le meilleur (après tout, le chauffage au bois, c’est bon pour la planète) et… pour le pire (pas mal le jeu de mots, hein Jean-Pierre ?).


Bonus : la campagne TV

L’info de la semaine : l’agriculture à l’heure de la biodiversité

Vendredi dernier, s’ouvrait à Paris le 47e salon de l’agriculture. D’ores et déjà placée sous le signe de la crise économique, l’édition 2010 porte une attention de circonstance à la biodiversité. L’occasion pour nous de questionner l’impact des activités agricoles sur le vivant…


photo-presse6Elles sont les stars du Salon de l’agriculture. Pourtant, cette année, la docile Salers, la candide Charolaise et la jolie Blonde d’Aquitaine courent le sérieux risque de se faire voler la vedette. Année de la biodiversité oblige, 13 races bovines dites « en conservation » - traduisez « menacées d’extinction » - sont exposées porte de Versailles.

Avec des effectifs réduits à la portion congrue, la Casta, l’Armoricaine, la Froment du Léon ou la Maraîchine sont les symboles d’une biodiversité domestique menacée. En cause, un système fondé sur la sélection des races les plus « productives » et dont le Concours général agricole, clou du Salon de l’agriculture, est le parangon. Or, un tel système comporte un sérieux risque : celui de l’épuisement génétique.

Mais la sélection génétique n’est pas la seule menace qui pèse sur la biodiversité. Lui est tout aussi préjudiciable, sinon plus, le grand « désert vert » de la monoculture. Traités à grands renforts de pesticides, les immenses champs de blé, colza ou maïs qui composent une partie du paysage français abritent une vie animale et végétale appauvrie. Surtout, les nombreux traitements qui sont pulvérisés sur les cultures sont suspectés d’affecter la fertilité de certaines espèces. Reste à souhaiter que le thème du présent Salon - la recherche et l’agriculture - s’affronte sans complaisance à la question…

Infos pratiques :

Paris Porte de Versailles
Place de la Porte de Versailles - 75015 Paris

Du 27 février au 7 mars 2010
De 9h00 à 19h00

Nocturne, vendredi 5 mars 2010 jusqu’à 23H00

L’info de la semaine : la nouvelle donne photovoltaïque

Une fièvre spéculative se serait emparée de l’énergie solaire au cours des derniers mois de l’année 2009. Réaction du gouvernement : conditionner les tarifs de rachat à la taille et la nature des installations.


bâtiment solaire à Fribourg en BrisgauSeptembre 2009. Le gouvernement annonce que les très avantageux tarifs d’achat de l’électricité d’origine solaire seront bientôt révisés à la baisse. Résultat : une flambée de demandes de contrats d’achat (on serait passé de 5000 par mois à 3000 par jour fin 2009) qui a eu tout l’air d’une bulle spéculative. Or, c’est le contribuable qui finance le rachat de l’électricité photovoltaïque par le biais de la CSPE. Selon l’Etat, il aurait donc fallu augmenter de 10% la facture d’électricité des Français pour financer une telle flambée.

D’où l’arrêté émis le 12 janvier dernier par le Ministère de l’Ecologie. Y sont précisées les nouvelles modalités d’achat par le réseau de l’électricité photovoltaïque. Pour les installations « intégrées au bâti », le tarif d’achat varie entre 50 et 58 c€ par KWh. Pour une installation d’une puissance supérieure à 250 kWc, le tarif sera désormais de 31,4 c€/kWh pour les régions les plus ensoleillées, et de 37,7 c€/kWh pour celles qui le sont moins.

Le 17 février dernier, un communiqué de presse du ministère de l’écologie précisait les conditions d’attribution des tarifs d’achat. Pour bénéficier des anciens tarifs, il faudra désormais :

-         avoir établi une demande de contrat d’achat avant le 1er novembre 2009

-         avoir déposé une demande de contrat d’achat avant le 11 janvier 2010 pour une installation d’une puissance inférieure à 36 kWc (soit 360 m2 de panneaux)

-         pour les installations d’une puissance comprise entre 36 et 250 kWc (soit 2.500 m2 de panneaux), avoir déposé une demande de contrat d’achat et un dossier complet de raccordement avant le 11 janvier 2010, ou être un exploitant agricole remplissant certaines conditions.

Le communiqué précisait également que « le bénéfice des tarifs d’intégration au bâti (58 ou 50 c€/kWh) sera[ait] désormais limité aux seules installations de puissance inférieure à 250 kWc. » Une façon d’éviter que voient le jour des bâtiments fantoches, sans autre usage que la production d’électricité à des tarifs très attractifs…

L’info de la semaine : Vancouver bientôt championne du monde ?

On nous l’assure : les JO qui viennent de commencer à Vancouver (Canada) sont résolument durables. Rien d’étonnant à cela, quand on sait que la capitale de la Colombie britannique brigue pour 2020 le titre de “ville la plus verte du monde”. Explications.


L'éolienne installée au sommet des pistes de ski par Sigma, société iséroise

L'éolienne installée au sommet des pistes de ski par Sigma, société iséroise

Chaque année, rebelote: Vancouver, capitale de la Colombie britannique et 3e ville du Canada avec 2,3 millions d’habitants, arrive dans le peloton de tête des villes où il fait bon vivre. Un rang qu’elle doit aussi bien à sa situation géographique entre mer et montagne qu’à son système de santé et ses infrastructures. Espaces verts nombreux, offre sportive, éducative et culturelle de qualité, réseau de transports en commun parmi les plus performants au monde : avec de tels atouts, on comprend que Vancouver ait été désignée par le comité olympique pour accueillir les jeux d’hiver cette année.

Objectif : devenir la ville la plus verte du monde en 2020

Et ce n’est pas tout. Championne en matière de développement durable, la ville pourrait aussi glaner un autre titre d’ici 2020 : celui de ville la plus verte du monde. C’est en tout cas l’ambition affichée par le programme « Greenest city » mis en œuvre par la municipalité début 2009.

Pour atteindre cet objectif, l’équipe municipale se mobilise sur trois fronts :

-       Economie : en promouvant les technologies propres, la ville veut créer 20 000 emplois verts d’ici 2020, et réduire de 33 % les émissions de GES de la ville par rapport au niveau de 2007. Par ailleurs, Vancouver veut faire en sorte que toutes les constructions neuves y soient neutres en carbone, et souhaite améliorer de 20% les performances énergétiques du bâti.

-       Vie sociale : si les habitants de Vancouver sont déjà de fervents pratiquants de la marche, la ville entend promouvoir la mobilité durable. Objectif : faire en sorte que 50% des déplacements se fassent à pied, en vélo ou en transports publics. Par ailleurs, elle souhaite réduire de 40% le volume par habitant de déchets ménagers, et d’un tiers l’empreinte écologique per capita.

-       Santé : les objectifs affichés sont de réduire d’un tiers la consommation d’eau par habitant mais aussi l’empreinte écologique per capita pour l’alimentation.

Le bâtiment, secteur clé du programme “Greenest city”

Aussi ambitieux soient-ils, les objectifs de « Greenest city » n’ont rien d’inaccessible pour une ville où l’empreinte écologique per capita est déjà la plus basse de toute l’Amérique du Nord. Ainsi, dans le domaine du bâtiment, Vancouver mène déjà une politique volontariste, qui a notamment permis de contenir l’étalement urbain grâce à la densification du centre-ville : « Si vous augmentez de façon significative la densité de population dans les villes, toutes les données relatives à l’environnement sont meilleures, explique ainsi Sam Sullivan, ancien maire de la ville. Réduction de la consommation d’eau, d’énergie et de matériaux, amélioration des déchets et de la lutte contre la pollution. C’est ce que nous appelons l’éco-densité. »

Autre mesure phare en matière de construction durable : la labellisation de tous les bâtiments neufs. Depuis 4 ans, la municipalité exige pour toutes les constructions privées qu’elles aient la certification LEED Silver. Une exigence qui pourrait être revue à la hausse cette année : dans le cadre de « Greenest city », la ville envisage en effet de requérir désormais le label LEED Gold.

Avec un tel volontarisme, nul doute que Vancouver n’atteigne ses objectifs. « Nous serons la ville la plus verte du monde en 2020 », claironne déjà le maire Gregor Robertson.

Pour en savoir plus :

La présentation en PDF du programme Greenest city

Une présentation vidéo de la ville sur www.le-developpement-durable.tv

Le buzz de la semaine : Quel avenir pour les thons ?

La pêche au thon rouge sera-t-elle bientôt interdite ? La question est dans tous les journaux cette semaine, après que la CITES s’est déclarée favorable à une telle mesure vendredi dernier. Explications.

ouverture-de-la-saison-de-peche-au-thon-rouge-2009-disparition-definitif-du-stock-annoncee-pour-2012_reference« Nous recommandons que les parties approuvent la proposition faite par Monaco », affirmait vendredi David Morgan, le responsable de l’unité scientifique de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), lors d’une conférence de presse à Genève.

Pour mettre fin à des décennies de pêche industrielle, Monaco a en effet réclamé l’automne dernier que le prédateur soit inscrit à l’annexe 1 de la CITES, qui en proscrit le commerce international. La semaine dernière, la France s’alignait sur la position monégasque, tout en réclamant un délai de 18 mois pour l’entrée en vigueur de l’interdiction, au grand dam de Greenpeace.

Verdict le 25 mars prochain à Doha (Quatar), où doit se tenir une réunion des 175 états membres de la CITES. Ce rendez-vous pourrait être crucial pour l’avenir du thon rouge, dont les stocks se sont effondrés de 80% depuis le 19e siècle.

Buzz de la semaine : dans klaxon, il y a son…

Qui a dit que le klaxon (ou claqueson, d’après R.Queneau) n’était qu’une source de nuisances sonores ? Dans le cadre du festival Transmediale, les Allemands du collectif Staalplaat Soundsystem se sont attachés le dimanche 31 janvier à démontrer le contraire…

 

partition pour voitureSi l’on peut définir le son comme un bruit qu’on juge agréable, alors il est probable que Staalplaat Soundsystem nous amène à revoir entièrement nos jugements en la matière. Passés maîtres dans l’art du détournement, ces Allemands organisent depuis 2000 des concerts à base de curieux instruments : machines à laver, ventilateurs et, dernièrement, bagnoles. Dans le cadre du festival berlinois Transmediale, ils livraient hier leur dernier opus : Yokomono Pro. Soit une partition pour 30 automobiles équipées pour l’occasion d’un klaxon supplémentaire.

Pour avoir une idée de ce que peut donner un tel concert, regarder la vidéo ci-dessous. Elle rend compte d’une expérience similaire menée par le collectif allemand à New-Delhi en 2008. En guise d’interprètes, 30 rickshaws, ces taxis pétaradants et polluants. Pour déroutant (sans jeu de mots) qu’il soit, le résultat donne raison à ce propos de John Cage : “Si vous écoutez Beethoven ou Mozart, vous verrez que c’est toujours la même chose. Mais si vous écoutez la circulation routière, vous verrez que c’est toujours différent.” 


Buzz de la semaine : petite leçon de greenwashing décomplexé

On connaissait la propension des constructeurs automobiles à enrober de vert leurs publicités, fut-ce pour les véhicules les plus polluants. Avec sa dernière campagne pour la Passat TDI Bluemotion, Volkswagen prend à contre-pied l’argument écolo habituel, inaugurant ce qu’on pourrait appeler un “greenwashing décomplexé”. Démonstration.

 

Il y a quelques semaines, les téléspectateurs découvraient la nouvelle publicité pour la Passat TDI de Volkswagen :

Autant le dire tout de suite : ce spot est d’une redoutable efficacité. Et c’est bien le problème. Car si tous les ingrédients d’une bonne pub sont là, à commencer par l’humour, l’argumentation déployée par Volkswagen discrédite toute initiative ambitieuse visant à réduire nos émissions de CO2. 

Jusqu’alors, le greenwashing automobile consistait à décliner les vertus écologiques de telle ou telle voiture. Le plus souvent, une berline glissait dans la campagne, ravivant au passage plantes et animaux d’une douce exhalaison de CO2. D’autres s’essayaient à réciter une profession de foi verte - voir la dernière campagne de Renault. Quelle que soit leur forme, toutes ces pubs disaient peu ou prou : “Nous, constructeurs automobiles, faisons des efforts réels pour rejeter moins de CO2 dans l’atmosphère. Tellement d’efforts, d’ailleurs, qu’on peut en tirer la conclusion suivante : nos voitures sont bonnes pour l’environnement.” Derrière cet argumentaire, un même présupposé : les émissions de CO2 sont préjudiciables à l’environnement, et chacun doit s’efforcer d’en réduire le volume. 

Or, sous couvert d’humour et de décontraction, la dernière pub de Volkswagen dit bien autre chose.  En l’occurence, qu’ “on ne peut pas vivre sans CO2″. D’où le ridicule des militants écolos caricaturés dans cette parodie de reportage TV : non seulement leurs efforts anéantissent tout ce que l’homme a conquis de confort et d’hygiène au cours des derniers siècles (exit le papier toilettes, le courrier et même le feu : les écolos sont condamnés à vivre dans la boue et le froid), mais ils reposent sur une totale méconnaissance du vivant. En effet, chacun sait que l’homme rejette du CO2 en respirant. Conclusion : il est naturel de rejeter du CO2, et ceux qui nient pareille évidence (voir l’ersatz d’homme préhistorique interviewé à la fin du spot) sont de dangereux intégristes à ne surtout pas écouter. Parce que “les écolos, hein, si on les écoutait, il faudrait revenir à la bougie”…

Dans ces conditions, l’effort modeste proposé par Volkswagen à la fin du spot (”rejeter un peu moins” de CO2) apparaît comme amplement suffisant. C’est bien le tour de force de la pub : montrer qu’en faire plus, ce serait risquer de basculer dans la catégorie des post babas perchés. La Passat Bluemotion peut désormais rouler en toute sérénité sur une route de campagne : il n’y a plus à se justifier, ces abrutis d’écolos sont loin, bien loin derrière…

L’info de la semaine : la déforestation, l’autre fléau haïtien

L’événement qui a dominé la semaine passée, c’est bien sûr le séisme en Haïti. Par l’ampleur des dégâts causés, la catastrophe a brutalement révélé quelques-uns des maux dont souffre l’île : pauvreté, faiblesse des institutions, violence… S’il n’était question que de secousses sismiques, on pourrait d’ailleurs allonger la liste des fléaux. Car avant la catastrophe, cette “terre maudite” était déjà cernée par un autre désastre, écologique cette fois : la déforestation… 

 

haiti-deforestation-1La frontière entre Haïti et la République dominicaine offre un curieux spectacle. A l’est, des forêts abondantes. De l’autre côté de la ligne de partage, une terre désolée et inculte. Cette différence visible tient en un mot : déforestation. En effet, si l’on estime que la forêt couvrait encore 63% de la surface d’Haïti en 1923, elle n’occuperait plus aujourd’hui que 3% du territoire.

Les causes de ce désastre écologique sont multiples. On cite d’abord Hazel : en 1954, ce violent cyclone couchait nombre d’arbres, et ouvrait la voie aux compagnies forestières. L’embargo international qui a frappé l’île de 1991 à 1994 et la pauvreté ont fait le reste. Privés de pétrole, les Haïtiens ont alors exploité massivement la forêt pour le chauffage et la cuisson des aliments. Incapable de réguler ces coupes massives, le gouvernement a laissé faire. Jusqu’à l’épuisement quasi total des réserves forestières.

Les conséquences de la déforestation n’ont guère tardé  à se manifester, parfois de façon spectaculaire. Ainsi, en 2004, des pluies torrentielles tombées sur la terre érodée entraînaient des coulées de boue, et tuaient plus de 1500 personnes dans les Gonaïves. “Dans un pays déboisé, la végétation ne retient pas l’eau, expliquait Randolf Gilbert, un expert des Nations Unies, à la suite de la castrophe. La couche de terre arable est emportée par les eaux. C’est particulièrement le cas en Haïti, notamment à cause de l’agriculture sur brûlis.”

Pour endiguer le fléau, de nombreux programmes de reforestation ont été mis en oeuvre ces dernières années. Ainsi, en juin 2009, le congrès américain étudiait les moyens d’aider le gouvernement haïtien à reboiser l’île. On peut craindre que le séisme de la semaine dernière ne marque un coup d’arrêt à ces initiatives. Et que la situation d’urgence et d’extrême pauvreté dans laquelle se trouvent les Haïtiens n’achève de détruire la forêt. 

 

En 2009, le

Buzz de la semaine : et vogue le navire

Pas un jour sans son lot de projets architecturaux pharaoniques estampillés “durables”. Dernier né : Physalia de Vincent Caillebaut, soit un navire flottant 100% écolo.


whaleparisDans le monde des architectes, Vincent Caillebaut est encore un enfant. Pourtant, ce belge de 32 ans possède déjà l’art d’accorder ses créations à l’air du temps : ses projets de  ferme verticale (Dragonfly) et de ville flottante pour réfugiés climatiques (Lilypad) avaient déjà largement retenu l’attention de la presse internationale. Encouragé par ces premiers succès, le jeune homme récidive avec un nouveau prototype : Physalia.  Alliant design biomorphique (la physalia est un pneumatophore marin) et NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication), ce projet se veut « un vaisseau amphibien, mi-aquatique et mi-terrestre, une agora flottante qui a non seulement à l’échelle géopolitique de conjuguer écologie et économie en eau, mais aussi à l’échelle européenne d’élaborer des solutions stratégiques pour dynamiser le réseau fluvial. »

Autrement dit, ce navire 100% autosuffisant en énergie (son toit est équipé de cellules photovoltaïques) a été imaginé comme un laboratoire flottant dévolu à la recherche sur l’eau - que ce soit en matière de consommation d’eau ou de navigation fluviale. Un projet qui n’est pas sans évoquer Sea Orbiter, navire laboratoire conçu par Jacques Rougerie, et dont la fonction sera précisément « d’observer les impacts du changement climatique, la biologie marine et les déplacements marins durables grâces aux hydroliennes et aux capteurs de houle, les nouvelles nourritures de la mer, les virus océaniques…”

Buzz de la semaine : Avatar, plaidoyer écolo…

11 ans après Titanic, qui avait rapporté 1,8 milliars de dollars de recettes, le réalisateur James Cameron s’apprête à battre un nouveau record : Avatar, son dernier film, a franchi en à peine 17 jours la barre du milliard de dollars de recettes. Les clés du succès ? Des images entièrement tournées en 3D, des effets spéciaux spectaculaires et un plaidoyer écolo de circonstance… (Lire la suite…)