On nous l’assure : les JO qui viennent de commencer à Vancouver (Canada) sont résolument durables. Rien d’étonnant à cela, quand on sait que la capitale de la Colombie britannique brigue pour 2020 le titre de “ville la plus verte du monde”. Explications.

L'éolienne installée au sommet des pistes de ski par Sigma, société iséroise
Chaque année, rebelote: Vancouver, capitale de la Colombie britannique et 3e ville du Canada avec 2,3 millions d’habitants, arrive dans le peloton de tête des villes où il fait bon vivre. Un rang qu’elle doit aussi bien à sa situation géographique entre mer et montagne qu’à son système de santé et ses infrastructures. Espaces verts nombreux, offre sportive, éducative et culturelle de qualité, réseau de transports en commun parmi les plus performants au monde : avec de tels atouts, on comprend que Vancouver ait été désignée par le comité olympique pour accueillir les jeux d’hiver cette année.
Objectif : devenir la ville la plus verte du monde en 2020
Et ce n’est pas tout. Championne en matière de développement durable, la ville pourrait aussi glaner un autre titre d’ici 2020 : celui de ville la plus verte du monde. C’est en tout cas l’ambition affichée par le programme « Greenest city » mis en œuvre par la municipalité début 2009.
Pour atteindre cet objectif, l’équipe municipale se mobilise sur trois fronts :
- Economie : en promouvant les technologies propres, la ville veut créer 20 000 emplois verts d’ici 2020, et réduire de 33 % les émissions de GES de la ville par rapport au niveau de 2007. Par ailleurs, Vancouver veut faire en sorte que toutes les constructions neuves y soient neutres en carbone, et souhaite améliorer de 20% les performances énergétiques du bâti.
- Vie sociale : si les habitants de Vancouver sont déjà de fervents pratiquants de la marche, la ville entend promouvoir la mobilité durable. Objectif : faire en sorte que 50% des déplacements se fassent à pied, en vélo ou en transports publics. Par ailleurs, elle souhaite réduire de 40% le volume par habitant de déchets ménagers, et d’un tiers l’empreinte écologique per capita.
- Santé : les objectifs affichés sont de réduire d’un tiers la consommation d’eau par habitant mais aussi l’empreinte écologique per capita pour l’alimentation.
Le bâtiment, secteur clé du programme “Greenest city”
Aussi ambitieux soient-ils, les objectifs de « Greenest city » n’ont rien d’inaccessible pour une ville où l’empreinte écologique per capita est déjà la plus basse de toute l’Amérique du Nord. Ainsi, dans le domaine du bâtiment, Vancouver mène déjà une politique volontariste, qui a notamment permis de contenir l’étalement urbain grâce à la densification du centre-ville : « Si vous augmentez de façon significative la densité de population dans les villes, toutes les données relatives à l’environnement sont meilleures, explique ainsi Sam Sullivan, ancien maire de la ville. Réduction de la consommation d’eau, d’énergie et de matériaux, amélioration des déchets et de la lutte contre la pollution. C’est ce que nous appelons l’éco-densité. »
Autre mesure phare en matière de construction durable : la labellisation de tous les bâtiments neufs. Depuis 4 ans, la municipalité exige pour toutes les constructions privées qu’elles aient la certification LEED Silver. Une exigence qui pourrait être revue à la hausse cette année : dans le cadre de « Greenest city », la ville envisage en effet de requérir désormais le label LEED Gold.
Avec un tel volontarisme, nul doute que Vancouver n’atteigne ses objectifs. « Nous serons la ville la plus verte du monde en 2020 », claironne déjà le maire Gregor Robertson.
Pour en savoir plus :
La présentation en PDF du programme Greenest city
Une présentation vidéo de la ville sur www.le-developpement-durable.tv