Climatosceptiques : le retour en force ?

Majoritairement admis par la communauté scientifique, le réchauffement climatique semble être une vérité mesurable indéniable. Pourtant, depuis Copenhague, les contestataires ont retrouvé de la voix.

Les climatosceptiques laisseraient-ils le street artiste Banksy... sceptique ?

Les climatosceptiques laisseraient-ils le street artiste Banksy... sceptique ?

Quel sort réserve les médias français aux climatosceptiques ? Difficile d’affirmer à première vue, que Allègre & Co reçoivent un accueil chaleureux de la part de la presse, de la télévision et de la radio. Pour autant, il y a toujours eu débat sur les causes du réchauffement climatique, et tous les scientifiques ne se risquent pas à affirmer leurs certitudes d’une cause humaine. Difficile donc de ne pas laisser la place à ces “négationnistes environnementaux”. « Une des raisons de la non-présence des climatoscpetiques dans les médias s’explique par le fait que les journalistes traduisent la pensée unique admise dans l’opinion selon laquelle l’homme est à la base du changement climatique explique le journaliste Jean-Yves Casgha, fondateur de Terre.tv et du Festival Science-Frontières. Les journalistes aiment les choses simples. Or, quand on leur dit que 2500 chercheurs sont d’accord sur le même sujet, ils vont forcément acquiescer et ne vont pas chercher à donner la parole aux contradicteurs. Mais rien ne garanti à 100 % que ces 2 500 scientifiques ont raison ! »


L’influence paradoxale de Copenhague

Contrairement à la presse française, les médias anglo-saxons ont toujous été plus à l'écoute des climatosceptiques. Témoin cette une du 13 août 2007 de Newsweek au titre provocateur : "le réchauffement climatique est un canular".

Contrairement à la presse française, les médias anglo-saxons ont toujous été plus à l'écoute des climatosceptiques. Témoin cette une du 13 août 2007 de Newsweek : "le réchauffement climatique est un canular".

L’échec de Copenhague aurait-il joué un rôle salvateur en la matière ? A savoir laisser plus de place aux climato-sceptiques et à leur théorie en France. Probablement selon Jean-Yves Casgha : « L’échec du sommet a permis aux climato sceptiques de se réveiller. Je pense notamment à Vincent Courtillot ou Claude Allègre. » Ainsi, deux mois après la fin de la conférence de Copenhague, Libération publie un dossier intitulé : « Réchauffement, les sceptiques attaquent ». Habitué à prendre position en faveur d’une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, le journal laisse largement la place dans ce dossier aux théories des climatoscpetiques. L’éditorial de Laurent Joffrin est dans le même ton : “Nolens volens, une série d’erreurs partielles, d’approximations et d’occultations de données (certes explicables) ont apporté une eau plus ou moins limpide au moulin des climatosceptiques parmi lesquels Claude Allègre se distingue par son opiniâtreté. Certains de ces non-croyants sont politiquement orientés ou bien liés à des intérêts économiques. Mais d’autres sont de bonne foi (…) Pourquoi ne pas écouter ces critiques, quitte à les réfuter? Plusieurs voix demandent une réforme du Giec, qui laisserait plus de place aux opinions dissidentes. N’est-ce pas la règle dans toute controverse scientifique? La vérité sur le climat n’a rien à perdre à cette confrontation.” Le directeur de Libération laisse ici la place au débat. Une position que l’échec du sommet de Copenhague et le Climate Gate (voir plus bas) auront grandement favorisée.

Et à l’image de l’évolution éditoriale de Libération, de nombreux journaux mettent désormais en opposition les défenseurs des conclusions du Giec et les climatosceptiques. Même principe à la télévision et à la radio, où les émissions parfois très consensuelles sur le sujet font désormais plus de place au débat. Une évolution salvatrice pour la démocratie, mais pas forcément pour la planète…


Pour en savoir plus :

Interview de Jean Jouzel, membre français du GIEC, qui réagit aux attaques sur la précision des données du groupe d’experts.

Interview du climatosceptique Vincent Courtillot sur le plateau de l’émission Parlons net sur France Inter, le 27 novembre dernier.

Trois questions à Gilles Klein, journaliste

Gilles Klein est chroniqueur à Arrêt sur images et blogueur pour Le Monde du blog et Le phare. Il nous explique la position des médias français en matière de climatoscepticisme.


gillesklein_portraitComment expliquer que les climatoscpetiques n’aient pas toujours la voix au chapitre dans les médias français ?

Le discours sur le réchauffement climatique a été unanimement accepté par les médias. Il n’a pas été remis en cause car il semblait refléter un consensus international de scientifiques. Il avait donc une caution, renforcée par le fait que le discours environnemental non-scientifique, celui aussi bien de Yann Arthus Bertrand que de Nicolas Hulot, était déjà dans le quotidien des journalistes non-spécialistes du secteur. Il y avait quelques voies dissonantes avec les bons clients des médias mais qui apparaissaient comme de gentils sceptiques comme Allègre à l’époque, mais le débat n’était pas du tout violent. J’ai l’impression que ce qui s’est passé dans l’université d’East Anglia par rapport au Climate Gate a été un révélateur. Car c’est d’abord parti très fort dans la presse britannique et étant donné que le sommet de Copenhague avait lieu quelques semaines après cet incident, c’est rentré dans l’actualité de Copenhague.

Les médias doivent-ils mener le thème du réchauffement climatique vers le débat ?

Quand la France s’est engagée dans le nucléaire, il y a eu une absence de débat. En ce qui concerne le réchauffement climatique, il est important que ce débat apparaisse. Mais c’est d’autant plus difficile que les journalistes ont manqué d’informations sérieuses sur le sujet, de regards critiques et de distances. Ce qui est explique du coup des phénomènes de balancement. Il y avait autour du réchauffement climatique un consensus alimenté par toute sorte de sources qui saturaient le journalisme de base. Maintenant, on se rend compte en effet qu’il y a un réchauffement mais que tout le monde n’est pas d’accord sur son intensité. Ni d’autre part sur les causes et les solutions à trouver pour y remédier.

Le Climate Gate n’a-t-il pas discrédité les scientifiques du GIEC dans les médias ?

Je ne crois pas que cette affaire ait eu autant d’importance que ça sur ce plan là. Le principal avantage de cette crise provoquée par le piratage des mails de l’Université d’East Anglia est qu’elle va obliger les scientifiques à être encore plus rigoureux. Il y a un tel consensus global sur la réalité du réchauffement climatique que certains se sont laissé aller à des méthodes de travail qui ne seraient pas acceptées dans d’autres domaines de la science.

Nanotechnologies : à quoi pourrait servir l’infiniment petit ? (2)

Suite et fin de notre tour d’horizon des perspectives ouvertes dans le domaine de la construction par les nanotechnologies.


La peinture solaire

peinture-solaire1Les nanotechnologies pourraient également être utilisées dans la conception des panneaux solaires. Ainsi, un panneau solaire classique est composé de nombreuses cellules photovoltaïques et le courant obtenu dépend de la taille de ce panneau et du nombre de cellules qu’il contient. Le concept de la peinture solaire consiste à intégrer des nanoparticules de semi-conducteurs à l’encre sur de longs rouleaux de papier d’aluminium, qui sont ensuite découpés en panneaux solaires. Ces panneaux solaires souples peuvent se dérouler sur les toits, s’intégrer dans les matériaux plastiques ou textiles, et sont à même de produire de l’électricité à un coût inférieur d’un tiers à celui d’un panneau classique. Ces nanoparticules peuvent même être intégrées directement dans une couche de peinture (voir photo). En plus d’être applicable sur n’importe quelle surface, ces nanoparticules solaires sont à même de produire de l’électricité à un coût inférieur d’un tiers à celui d’un panneau solaire classique. Les scientifiques cherchent maintenant à améliorer leur rendement.

L’électronique moléculaire

Un des grands défis de l’électronique est de remplacer le transistor classique par une molécule chimique ou biologique fonctionnant comme un interrupteur de courant électrique. La taille du transistor (le composant électronique actif fondamental en électronique) pourrait être divisée par mille, ce qui permettrait de fabriquer des ordinateurs beaucoup plus petits, plus rapides, moins chers et consommant beaucoup moins d’électricité.

Les nanomatériaux

Les alliages métalliques utilisés dans les matériaux de construction sont en général composés de grains de dimensions micrométriques. En diminuant la taille de ces grains à une centaine de nanomètres, on obtient des matériaux qui sont plus légers et qui ont de meilleures propriétés mécaniques. Les nanograins sont plus résistants car ils n’ont pas les défauts présents dans les grains des matériaux traditionnels. Le cuivre nanocristallin est ainsi trois fois plus résistant que le cuivre classique. Ils sont en outre plus malléables : en effet, quand on déforme le métal, les nanograins glissent plus facilement les uns par rapport aux autres. Les matières plastiques, à base de polymères, deviennent elles aussi plus résistantes et cessent d’être inflammables quand on leur incorpore des nanoparticules. Ces propriétés de résistance mécanique des nanomatériaux pourraient être exploitées dans des secteurs aussi divers que les matériaux de construction pour le bâtiment, les appareils électroménagers et les appareils médicaux.


Pour en savoir plus :

Le site du débat public sur les nanotechnologies

http://www.debatpublic-nano.org/index.html

Vidéo “Nano : the next Dimension”

La Commission Européenne et les nanotechnologies

http://cordis.europa.eu/nanotechnology/

L’actualité du secteur des nanotechnologies aux Etats-Unis

http://www.nano.gov/

Nanotechnologies : à quoi pourrait servir l’infiniment petit ? (1)

En février 2009, huit ministères ont lancé un débat public sur « les options générales en matière de développement et de régulation des nanotechnologies ». Alors que celui s’est achevé mardi 23 février par une réunion de clôture, zoom sur les incroyables perspectives de cette technologie de l’infiniment petit.


microscope-wake-forest1Bienvenue dans le monde l’infiniment petit. Equivalant à un milliardième de mètre, soit 0,000 000 001 mètre, le nanomètre est la plus petite unité de mesure utilisée par l’homme pour développer des technologies (le préfixe “nano” vient du grec et signifie “très petit”). 500 000 fois plus fin que l’épaisseur du trait de stylo à bille, 30 000 fois plus fin que l’épaisseur d’un cheveu, le nanomètre équivaut à la dimension d’une molécule (voir la photo si contre du microscope du Centre de nanotechnologies et de matériaux moléculaires de l’Université de Wake Forest). Déjà utilisées dans plusieurs secteurs industriels les technologies de l’infiniment petit représentent aujourd’hui un marché mondial de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros. Et en matière d’énergie et de matériaux notamment, les nanotechnologies pourraient faire des merveilles. Exemples.

Le nanotube : 100 fois plus solide que l’acier

nanotube1Le nanotube (voir image ci-contre) est un feuillet de graphite formé d’atomes de carbone disposés en réseau hexagonal, comme un nid d’abeilles, et enroulé sur lui-même comme un cigare. Son diamètre est de l’ordre du nanomètre, sa longueur peut atteindre plusieurs micromètres. Or, c’est grâce à cette structure très simple et très stable que le nanotube a des propriétés mécaniques et électriques impressionnantes. Ainsi, il est 100 fois plus résistant et 6 fois plus léger que l’acier. Il peut donc être utilisé pour fabriquer des matériaux composites de haute performance et il est déjà employé pour renforcer certains clubs de golf et raquettes de tennis, remplaçant peu à peu les traditionnelles “fibres de carbone”.

Des revêtements nanomodifiés autonettoyants

nanocristaux1Ce sont des revêtements inspirés du monde végétal, en particulier du comportement des feuilles de lotus qui ne se mouillent pas et qui restent propres même dans un environnement boueux. Concrètement, la surface de la feuille de lotus est recouverte par des nanocristaux de cire qui forment un réseau de minuscules piliers semblable à une planche cloutée (voir photo). Les gouttes d’eau ne peuvent pas mouiller cette surface et restent sphériques sans s’étaler car elles sont soutenues par les piliers. Mieux, la goutte d’eau nettoie la surface car elle emporte les impuretés. Fabriquées par biomimétisme, c’est-à-dire en imitant la nature, de telles surfaces artificielles à l’aide de nanomatériaux pourraient trouver des applications dans de nombreux domaines : vitres antisalissure pour fenêtres et automobiles, peintures faciles à lessiver, tuiles autonettoyantes, revêtements antibactériens pour la cuisine et les sanitaires…


Pour en savoir plus :

Le site du débat public sur les nanotechnologies

http://www.debatpublic-nano.org/index.html

Vidéo “Nano : the next Dimension”

La Commission Européenne et les nanotechnologies

http://cordis.europa.eu/nanotechnology/

L’actualité du secteur des nanotechnologies aux Etats-Unis

http://www.nano.gov/

Année de la biodiversité : les requins et les espèces disparues s’exposent à Paris

Alors que l’UNESCO organise cette semaine à Paris plusieurs conférences dans le cadre de l’AIB (Année Internationale de la Biodiversité), certains musées de la capitale ont été mis à contribution afin de sensibiliser le grand public à cette thématique.

Photo : Tim Davenport / WCS

Photo : Tim Davenport / WCS

Dès le 27 janvier, le Cabinet d’histoire du Jardin des plantes présentera une exposition consacrée aux espèces disparues et menacées. Les représentations faites par les artistes naturalistes en leur temps sont aujourd’hui les seuls

témoins de leur existence. Et si l’on estime que seules 1,75 millions d’espèces ont été décrites sur un total estimé entre 10 et 30 millions, d’autres chiffres plus alarmistes mettent en évidence le danger qui pèse sur de nombreuses espèces. Selon le dernier rapport de l’Union Internationale pour Conservation de la Nature publié en novembre dernier, 17 291 espèces sont aujourd’hui menacées d’extinction. Parmi elles, les amphibiens représentent le groupe le plus en danger. Pris aib-expos2en exemple par les experts de l’UICN, le crapaud de jet de Kihansi (voir photo) est passé du statut de “En danger critique d’extinction” à “Éteint à l’état sauvage”. Une espèce localisée uniquement dans les chutes du Kihansi en Tanzanie, qui comptait autrefois une population d’au moins 17 000 membres. Mise en cause dans cette disparition, la construction d’un barrage en amont des chutes du Kihansi qui a dévié 90 % du débit original d’eau de la gorge.

À partir du 2 février prochain, l’Aquarium de la Porte Dorée ouvrira ses bacs à des raies du bassin amazonien, des requins chabot, des requins à pointe noire et des requins zèbre. Ces spécimens vivants de la même famille, celle des chondrichtyens (du grec khondros “cartilage” et ikhtus “poisson”) côtoieront des spécimens naturalisés et fossilisés (squelettes, dents, mâchoires) qui proviennent des collections de paléontologie du Muséum national d’Histoire naturelle. Des images du film Océans seront diffusées sur les 600 m2 de l’exposition qui retracera l’évolution de ces poissons, dont l’apparition sur Terre remonte à 400 millions d’années et dont la disparition est annoncée depuis 40 ans et les débuts de la pêche intensive.

 

Informations pratiques : 

“Espèces disparues ou menacées”- Cabinet d’histoire du Jardin des Plantes

57 rue Cuvier 75005 Paris

Du 27 janvier au 5 avril 2010

Tous les jours de 10 h à 17 h, sauf le mardi.
Tarif : 3 / 1 euros.

 

L’Aquarium de la Porte Dorée - 293 avenue Daumesnil 75012 Paris

Du 2 février au 6 mars 2011
Tous les jours du mardi au vendredi, de 10 h à 17 h 15. De 10 h à 19 h le weekend et les jours fériés.

Tarifs : 6,50/5 euros

Les bâtiments verts améliorent la productivité des salariés

D’après une étude menée par des chercheurs de l’Université de San Diego, les bâtiments performants sur le plan énergétique et environnemental favoriseraient la productivité de leurs salariés.

 

etude_batiments_verts_3« Construire plus vert pour gagner plus ». C’est en quelque sorte la conclusion à laquelle sont parvenus des  chercheurs de l’université de San Diego en Californie après une étude menée sur l’impact des bâtiments verts sur les salariés. D’après leurs conclusions, le nombre de jours d’arrêt maladie serait moins important dans les entreprises disposants de locaux respectueux de l’environnement et performants sur le plan énergétique. Ainsi, 45 % des sociétés installées dans ce type d’infrastructure observent cette tendance (2,88 jours d’arrêt maladie en moins que la moyenne). Résultat : elles voient leur productivité augmenter de 4,88 %.

Les 534 sociétés interrogées pour l’occasion sont toutes installés dans des bâtiments respectant les normes LEED (Leadership in Energy and Environmental Design est une norme internationale évaluée en fonction de cinq critères : l’aménagement écologique des sites, la gestion efficace de l’eau, l’énergie et l’atmosphère, les matériaux et ressources et la qualité des environnements intérieurs) ou le label Energy Star (décerné aux bâtiments dont l’efficacité répond aux recommandations du protocole de Kyoto).

Pour expliquer ces résultats, les chercheurs mettent en avant la lumière naturelle et la meilleure qualité de l’air par la performance de la ventilation. Reste à mesurer l’influence des constructions à énergie positive dans le secteur résidentiel sur le moral des ménages.

Année de la biodiversité : quand les marques sauvent leur logo

Alors que 2010 marquera l’année de la biodiversité, l’opération Save Your Logo encourage depuis octobre 2008 les marques à s’engager pour la protection de leur logo. En clair, le crocodile n’a plus d’inquiétude à se faire, Lacoste s’occupe de sa protection.

save_your_logoLe 13 décembre dernier, si l’Olympique Lyonnais n’avait pas réussi à rugir contre son adversaire du jour (défaite 1 à 0 contre Bordeaux), le club rhodanien pouvait pourtant s’enorgueillir d’une action très “green”, à quelques jours de l’ouverture du sommet climatique international de Copenhague. Exceptionnellement, les joueurs revêtaient en effet sur leur maillot les couleurs de Save Your Logo. Une opération qui a pour but d’impliquer les entreprises, institutions et grands clubs de sport dont le logo comporte un symbole de la biodiversité (animal ou végétal) dans la préservation de l’espèce qui a tant contribué à leur succès en leur proposant de soutenir une action de conservation de la biodiversité. Mais s’il ne s’agissait pour l’Olympique Lyonnais que d’une opération ponctuelle (son partenaire maillot “Betlic” étant illégal en France jusqu’au 1er janvier 2010), plusieurs marques se sont déjà engagées sur le long terme dans cette opération de protection de la biodiversité.

 

 

C’est en octobre 2008, que le Fonds Mondial pour l’Environnement lance la campagne Save Your Logo. A cette occasion, de grandes entreprises sont invitées à donner des fonds pour sauvegarder l’animal totem qui leur a donné leur identité visuelle. L’idée est alors de demander à chaque entreprise qui accepte de participer, une contribution de 500 000 euros (1,5million d’euros sur trois ans) dans le but d’enrayer le déclin de ces espèces. Lacoste, la marque au crocodile, a ainsi été la première à s’engager. Elle a précisé qu’elle soutiendrait des projets pour la protection de certaines espèces de crocodiles ou d’alligators menacées d’extinction.

 

Avantages fiscaux et meilleure image

De son côté, la MAAF, dont le logo représente un dauphin, a annoncé à son tour sa participation au programme en mars 2009. L’assurance, qui n’hésite pas à communiquer sur le sujet dans ses campagnes de publicité s’est engagée à apporter son soutien à des projets visant la préservation de la biodiversité et des espèces. « Les fonds récoltés serviront notamment à financer des programmes de sauvegarde de certaines familles de dauphins particulièrement menacées, comme les dauphins d’eau douce » explique-t-on au siège de l’assurance. Enfin, la station de Val d’Isère, qui a choisi l’aigle comme emblème, s’est également engagée l’année dernière.

Pour encourager de nouvelles marques à se lancer dans la protection de leur logo, le programme indique que les entreprises peuvent bénéficier d’une réduction de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 60% du don dans la limite de 0,5% du chiffre d’affaires annuel. Par ailleurs, La banque Mondiale et l’UICN (Union Internationale pour la conservation de la nature) sont également associées au projet. Ainsi, 5 millions de dollars de fonds publics seront investis dans l’opération dans le but de servir de levier financier pour engager des actions de conservation de plus grande envergure. Reste que de nombreux candidats potentiels n’ont pas encore déclaré leur intérêt. On pense notamment aux marques Puma, Peugeot, au chocolat Côte-d’or avec l’éléphant, MSN avec le papillon ou Nestlé avec les oiseaux. Selon la liste rouge de l’UICN, au moins un oiseau sur huit, un mammifère sur quatre et un amphibien sur trois sont menacés…

 

Année de la biodiversité. Les rendez-vous à ne pas manquer en 2010 :

21-22/01 : Inauguration par l’UNESCO à Paris d’une nouvelle exposition sur la biodiversité.
02/02 : Journée mondiale des zones humides
21/03 : Journée internationale des forêts
22/03 : Journée mondiale de l’eau
01-07/04 : Semaine du Développement Durable
19-23/05 : Fête de la nature
22/05 : Journée Mondiale de la Biodiversité
05/06 : Journée mondiale de l’environnement
04-08/06 : Les Journées de la Mer
08/06 : Journée mondiale des océans
16-22/09 : Semaine de la Mobilité et de la Sécurité Routière
18-29/10 : 10ème Conférence des signataires de la Convention sur la diversité biologique (CDB ) à Nagoya (Japon)

L’espace, futur eldorado de l’environnement ?

Le salut du monde viendra-t-il du ciel ? Assurément répondraient les plus croyants d’entre nous. Pas impossible pourraient ajouter les scientifiques. Ces derniers mois, les projets rapprochant environnement et espace se sont multipliés. Centrale solaire spatiale, satellite d’observation du réchauffement climatique ou source d’eau lunaire, zoom sur trois projets, la tête dans les étoiles.

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Ma coloc est une grand-mère

Alors que les jeunes font face à la crise du logement et que certains seniors sont confrontés à la solitude, l’habitat intergénérationnel se propose de réconcilier les deux extrêmes de la pyramide des âges. Le principe : un étudiant est accueilli à prix mini par une personne âgée et lui apporte en retour  une présence et éventuellement un partage des tâches quotidiennes. (Lire la suite…)

Le luxe est-il soluble dans l’environnement ?

Un produit de luxe correspond-il simplement à un savoir-faire d’excellence et à des matériaux d’exception ? Pas uniquement serait-on tenté de répondre. Aujourd’hui, si la prise en compte de l’environnement reste faible dans ce secteur, la notion de qualité s’est élargie pour intégrer désormais la qualité sociale et environnementale. De leur propre volonté ou contraintes par la pression des consommateurs, les plus grandes griffes du luxe tentent de se mettre au goût du jour.

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