Design : de nouveaux matériaux “inspired by nature”

La nature comme source inépuisable d’inspiration pour de nouveaux matériaux : c’est ce que souhaite mettre en avant l’exposition Inspired by Nature organisée par Le Lieu du Design et la matériauthèque MatériO,  du 17 mars au 12 mai 2010.

Equipé d'une sonde oxymétrique, Element O capte en permanence le taux d'oxygène de l'air. Si le niveau est insuffisant, il active la spiruline

Equipé d'une sonde oxymétrique, Element O capte en permanence le taux d'oxygène de l'air. Si le niveau est insuffisant, il active la spiruline. Crédit : Véronique Huygue

Du cuir à base de peau de grenouille, de l’os comme matière première pour fabriquer une fiole, un matériau d’emballage crée à partir de champignons… : avec “Inspired by nature”, le lieu du design fait place à toutes sortes d’expérimentations sur la matière. Choix de matériaux particulièrement surprenants, scénographie digne d’un laboratoire de science fiction (mis en place par Chez facile * design) : l’exposition a été pensée comme une expérience scientifique qui place la Nature au cœur de ses recherches. Une Nature utilisée comme matière première avec l’algue, qui est employée pour produire papier, isolants et oxygène (Visuel 1 : Élément O de Mathieu Lehanneur). Plus audacieux, l’estomac et les intestins de la vache tannés et teintés créent un cuir très graphique ! A quand l’escarpin en boyaux de bovins ?

D’autres matériaux présentés s’inspirent de la Nature en l’imitant, de l’esthétique pure au mimétisme de certains comportements des systèmes biologiques.  L’acétate de cellulose imite à merveille l’écaille de tortue et permet notamment de réaliser des bijoux. A partir de l’observation de certaines propriétés de la pomme de pin - qui sait s’adapter aux fluctuations de température -  Schoeller a élaboré un textile isolant thermique qui est déjà sur le marché, avec des applications dans le monde sportif.

Last but not least, l”imitation de la nature nous emmène dans le monde des nanotechnologies : du film anti-reflet élaboré en reproduisant les propriétés des yeux des papillons de nuit aux textiles hydrophobes, l’infiniment petit a ouvert tout un champ à l’expérimentation scientifique autour des matériaux…

Des conteneurs transformés en logements étudiants

Importé des Pays-Bas, le concept de logements en conteneurs s’est déjà répandu en Allemagne, en Australie et au Canada. Une centaine de logements de ce type est prévue au Havre pour la rentrée scolaire 2010 afin de faire face à la pénurie de logements étudiants.


crous100-lgts-etud-2100 logements pour les étudiants d’une surface habitable de 25 M² seront installés sur quatre étages (R+3). L’aménagement intérieur consistera en une salle de bains, une kitchenette, un chauffage, un système de ventilation, une connexion internet, des fenêtres, et un balcon, pour grand nombre d’entre eux. Un parking vélo sera mis à disposition et des espaces verts seront aménagés (1 000 m²).

Le loyer sera d’environ 300 euros par mois charges comprises.  Les conteneurs viennent de Chine et ont été commandés spécialement pour les réhabiliter en logements. Ils ont été étudiés de façon à pouvoir accueillir de l’habitat notamment en évitant les traitements toxiques.

30% moins chers que les solutions traditionnelles

Le projet vise des exigences élevées en matière énergétique. « Un effort important en terme d’isolation a été réalisé sur les 6 faces du conteneur assurant ainsi une isolation thermique totale », explique Alberto Cattani, l’architecte en charge du projet. Aucun chiffre pour le moment ne permet de quantifier la consommation énergétique de ce type de bâti. Des tests sont actuellement en cours afin de la déterminer de façon plus précise. Les résultats devraient être disponibles d’ici un à deux mois.

Le coût global prévisionnel du projet est de 4.8 millions d’euros dont 1.05  millions d’euros viennent du Plan de relance gouvernemental. « L’objectif est d’atteindre une réduction des coûts de 30% par rapport aux solutions traditionnelles», ambitionne Alberto Cattani, ajoutant que « ce type d’architecture permet une rapidité de réalisation deux fois plus grande».



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L’habitat joue sur la modularité

Les architectes et designers travaillant sur l’idée de modularité dans l’habitat proposent des projets et concepts qui questionnent la maison évolutive. Murs et mobiliers se modifient, se transforment, se développent pour mieux répondre à de nouvelles problématiques.


Vue d'extérieur de "Moduca". Crédit : Clément Gougeon

Vue d'extérieur de "Moduca". Les pièces viennent se positionner dans une charpente poteaux-outres en acier qui fonctionne comme un ensemble de casiers. Crédit : Clément Gougeon

Une maison qui s’adapte à ses habitants : voilà le concept « Moduca » développé par Clémence Gougeon, jeune architecte d’intérieur.  A l’achat de la maison « Moduca », on choisit les pièces dont  on a besoin et leur disposition. Chaque pièce est un module auto-portant, comme un container en plus petit, avec une structure acier et un recouvrement en tôle ondulée ou plaques laquées.   « Les modules étant tous conçus sur le même modèle, ils sont interchangeables, peuvent être remplacés ou modifiés, évoluant ainsi avec la famille. Si on manque de place, pas besoin de déménager, on ajoute une pièce ou on l’échange.  Un jeune couple peut commencer avec 3 pièces et agrandir la maison quand les enfants arrivent », estime la jeune architecte.

Objectif : optimiser l'espace de cet appartement de 44m². La pièce jour a été organisée comme un espace de rangement polyvalent qui peut se transformer en bureau et en salle de repas. Credit : Seuil architectes

Objectif : optimiser l'espace de cet appartement de 44m². La pièce jour a été organisée comme un espace de rangement polyvalent qui peut se transformer en bureau et en salle de repas. Credit : Seuil architectes

Un propos partagé par l’architecte toulousain Philippe Gonçalves qui a réalisé un projet en 2006 où la dimension modulaire s’est présentée comme étant l’une des pierres angulaires de la rénovation. « La modularité est le signe de l’évolution de la cellule familiale qui est moins figée que les générations précédentes: familles recomposées, travail à domicile aujourd’hui, l’habitat doit s’adapter à ces nouvelles problématiques. » Et l’architecte d’ajouter que « la recherche de la modularité dans son intérieur revient de plus en souvent. Ceci s’explique notamment par la question financière. De fait, le surcout est moindre lorsqu’il s’agit d’une démarche globale, lorsque la dimension modulaire est intégrée dès le départ ».


« Réduire l’hyper spécialisation des espaces dans nos maisons »

Canapé "Compos'it" chez Dunlopillo. Design : Matali Crasset. Canapé 2-3 places : 1399 euros

Canapé "Compos'it" chez Dunlopillo. Design : Matali Crasset. Canapé 2-3 places : 1399 euros

Cette modularité ne concerne pas que les lieux et les meubles : les objets s’adaptent eux aussi à ces nouveaux modes de vie. Bibliothèque, chaise, canapés, l’objet doit pouvoir évoluer. Exposé au dernier salon Maison et objets de janvier 2010, le canapé Compos’it de la designer Matali Crasset illustre bien cette tendance. Les assisses sont transformées en espaces de convivialité et adoptent des structures modulaires. Dans sa démarche, Matali Crasset envisage des objets non figés que l’on « s’approprie » .« L’objet peut avoir des temporalités différentes, plusieurs scénarii de vie. Les modules illustrent la notion de partage et de flexibilité qui sont un de mes thèmes de prédilection », explique le designer. « Chaque espace présente une typologie différente. Je travaille à partir de « nouvelles logiques » pour réduire « l’hyper spécialisation des espaces dans nos maisons », ajoutant selon elle « qu’il n’y a pas de délimitation entre l’espace et le mobilier ».


Déborah Antoinat

La déco écolo : verte, mais pas mûre

Les questions de santé et d’environnement dans l’habitat trouvent de plus en plus de réponses pratiques. Le travail des designers, les marques et les produits sont de plus en plus souvent estampillés « verts». De nouveaux métiers voient aussi le jour. Après le coaching déco (conseil et accompagnement), le coaching déco écolo fait son apparition. Patricia François, décoratrice écologique installée dans le 20e arrondissement, est une des premières à proposer cette démarche à ses clients.


appartement-1er-arrondissement-parisLe principe de la décoration écologique repose sur deux principes essentiels. S’assurer de la composition des matériaux (vernis, colle…) pour garantir un air le plus sain possible et veiller à la traçabilité des produits. « Mettre en place une décoration écologique chez soi, c’est savoir quel produit on choisit, d’où il vient. Dans ma démarche, j’essaie d’éviter l’importation de bois exotiques et de façon plus globale de limiter l’empreinte carbone », explique Patricia François, ajoutant que « les labels comme le label FSC pour le bois sont une base pour s’assurer de la qualité des produits. Même s’ils demeurent parfois controversés. »


Être 100% écolo, une utopie?
Reste que cette ambition n’est jamais totalement réalisée du fait du niveau d’exigence des clients mais aussi parce que la décoration intègre des notions de beau et d’esthétique. « Je cherche à tendre vers une décoration la plus écologique possible plutôt que prétendre la réaliser complètement car il y a toujours des limites,
précise ainsi Patricia François. Lorsque je préconise par exemple du mobilier recyclé, il y a une approche écologique mais le recyclage lui-même fait fonctionner des usines qui dégagent du CO2. De la même façon, j’utilise du bambou car c’est un bois qui plait, qui a une très forte croissance mais le faire venir jusqu’en France favorise les émissions de gaz à effet de serre. »


Écolo ne rime pas encore avec bon marché…
Les tarifs du conseil en
décoration écologique font de cette activité un luxe réservé aux personnes aisées. Comptez au minimum 90 euros pour une heure de conseil sur les couleurs et l’aménagement des pièces. Et Patricia François de conclure : « Il est vrai qu’aujourd’hui ces tarifs ne permettent pas de rendre la décoration écologique accessible à tous. Pour autant, j’ai le projet de me rapprocher de promoteurs immobiliers qui font du logement social dans des programmes d’éco-constructions. Cela permettrait d’aller jusqu’au bout de la démarche d’un habitat écologique. »

Mot pour mot : écologie

Écologie politique ou politique écologique, voitures écologiques, agriculture écologique, habitat écologique, mode et décoration écologique… : le mot écologie  est aujourd’hui cuisiné à toutes les sauces. Qualifier un nouveau produit, un nouveau concept d’ « écolo » est devenu une manière incontournable de vendre et d’être dans l’air du temps. Tout devient écolo, bio et bon pour l ’environnement. On ne va pas s’en plaindre mais le terme est galvaudé et le sens strict du mot a évolué. La rubrique « Mot pour mot » s’attarde aujourd’hui sur cette notion aux contours flous. A l’origine, c’est quoi être écologique?

3d-2-rendu-1Actuellement, quand on dit écologie, on pense développement durable, protection de l’environnement et produits biologiques.  En bref, être écolo, c’est œuvrer pour le respect de l’environnement.

Or, l’étymologie du mot « écologie » nous propose une définition différente. Le mot écologie vient du grec « oikos » qui signifie maison et « logos », science. Il apparait donc que l’écologie est étymologiquement liée à l’habitat et à la maison, au 1er cercle de vie de l’humain.

Alors lorsque l’on nous parle de voiture écologique, ainsi qualifiée du fait de ses faibles émissions de CO2, le terme est clairement détourné de son sens propre. L’écologie, c’est d’abord  l’interaction entre un  individu et son milieu et non un adjectif qui pourrait donner bonne conscience car signifiant de façon sommaire “respectueux de l’environnement”. Suffit-il de quelques mesures tirant sur le vert pour être écolo?

Un autre mot, ô combien antonymique en pratique, comporte la même racine : économie. Économie vient de « oikos » signifiant maison  et « nomos », gérer, administrer.  Ce parallèle est-il une circonstancielle ironie lexicale? Cette racine commune ne nous dit-elle pas que les deux notions  sont étymologiquement liées et que pour préserver ce qu’il reste de ressources naturelles de notre « maison commune », la planète, il serait bon de faire de l’éco-nomie?

La Maison de l’architecture se fait le Kama Sutra

Kama Sutra, voilà un nom bien surprenant pour parler d’architecture. Et pourtant, c’est celui qu’ont choisi les commissaires de l’exposition qui se déroule à la Maison de l’architecture en Ile de France à Paris du 10 février au 5 mars 2010.


Autour d’une cinquantaine de projets français et européens, l’ambition est de montrer des positions nouvelles voire décomplexées dans des projets de réhabilitation de bâtiments.  La rencontre du contemporain et du patrimoine s’affiche comme le fil rouge de cette manifestation.

Résidence Gemini Copenhague - MVRDV

Résidence Gemini Copenhague - MVRDV

On constate quelques grandes lignes directrices : l’extension verticale du bâti, le nouvel habillage des façades, la réhabilitation de tours ou encore l’intervention sur des anciens bâtiments industriels. Cette manifestation est l’occasion de (re)découvrir l’approche d’architectes aux choix divers: le travail d’Édouard François pour l’hôtel du Fouquet’s à Paris, le design étonnant de la Cité de la mode et du design vue par le duo Jacob et MacFarlane, le style audacieux des néerlandais MVRDV avec la résidence Gemini à Copenhague ou le Didden Village à Rotterdam.

Par la recherche de la continuité entre l’ancien et le nouveau, ces différents projets illustrent, chacun à leur manière, un certain renouveau architectural en travaillant sur la notion de recyclage du bâti. (Voir interview)

Cité de la mode et du design Paris - Jacob & MacFarlane

Cité de la mode et du design Paris - Jacob & MacFarlane

Hôtel Fouquet's Paris - Édouard François

Hôtel Fouquet's Paris - Édouard François

Infos pratiques

KAMA SUTRA

exposition en accès libre et gratuit

du 10 février au 5 mars 2010 du lundi au samedi de 10 h à 19 h

Maison de l’architecture en Île-de-France 148, Fbg St-Martin, 75010 Paris - Métro Gare de l’Est

T. 01 42 09 31 81 - www.maisonarchitecture-idf.org

Gaëlle Hamonic et Philippe Croisier : l’interview Kama Sutra

Philippe Croisier et Gaëlle Hamonic, deux des cinq commissaires de l’exposition KamaSutra à la Maison de l’architecture (Paris), nous en disent plus sur l’événement.


hamonic_croisier111/ Pourquoi avoir intitulé cette exposition « Kama Sutra »?

G.H. : Il s’agissait de souligner la relation très forte qui existe entre l’architecte et la réhabilitation sur le patrimoine. Après avoir évoqué différentes pistes, nous en sommes arrivés à l’idée de Kama Sutra car elle est synonyme de plaisir et de partage. L’aspect « multi-positions » reflète toutes les façons et les approches qu’on peut trouver. Le kama Sutra porte cette notion de plaisir et de positions incongrues.

2/ Dans quelle mesure ces différents projets incarnent-ils un certain « renouveau » architectural?

G.H. : Nous avons sélectionné des projets qui avaient travaillé sur le rapport entre le patrimoine et l’architecture contemporaine.  On est ici dans une approche du « recyclage » du bâtiment, de l’hybridation entre le passé et le futur. Ces projets montrent une sorte de 3ème voie qui seraient comme le collage successif de plusieurs époques.

3/ Qu’apportent ces réalisations au débat sur la ville durable, la ville de demain?

Le premier des critères environnementaux, c’est de ne pas mettre à la poubelle, de ne pas jeter l’emballage. Si on parle de « ville durable », on pense matériaux et économies d’énergie mais quand un bâtiment est démoli, cela entraine des tonnes de gravas et beaucoup de ressources et d’énergies utilisées. De réfléchir à comment on transforme les bâtiments est une contribution au débat sur la ville durable en faisant le pari que l’on ne ne démolira plus demain comme hier.

Propos recueillis par Déborah Antoinat

ZAC Rungis : une ancienne gare transformée en écoquartier

La Zone d’aménagement concerté de Rungis est un projet de réamenagement sur environ 4 hectares qui devrait voir le jour à l’horizon 2014 afin de redynamiser un quartier enclavé du 13éme arrondissement de Paris. Le programme ambitionne de positionner la Zac comme une référence en termes de mixité sociale et de développement durable. Présentation de ce futur quartier.

 

imageLes installations prévues sur la Zac Rungis

La zone verra l’arrivée de bureaux, commerces, logements traditionnels, logements étudiants et chercheurs, une crèche de 60 berceaux, une halte-garderie de 20 places, un établissement d’hébergement de 100 lits pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ainsi qu’un jardin.  « La mixité est dans ce projet bien respectée entre les bureaux et les logements, les promoteurs privés et publics et les différents équipements », estime Gilles de Mont-Marin Directeur de la SEMAPA, société d’économie mixte en charge de l’aménagement de Paris Rive gauche.

 

Le développement durable, pierre angulaire du projet

Le quartier ambitionne des objectifs élevés en terme de performances énergétiques des bâtiments. L’ensemble de la Zac ne dépassera pas une consommation énergétique de 50 kWh par m2 par an. Un objectif fixé dans le cadre du plan climat de la Ville de Paris adopté en 2007 et qui devrait être la base de la future RT 2012. L’association Les Amis de l’Ecozac a été un acteur prépondérant dans le processus de mise en place d’un éco-quartier, en privilégiant une forte dimension pédagogique : « Avant la publication du cahier des charges, nous avons organisé des soirées-débats et des voyages d’études à Fribourg et BedZed (ndlr: des éco-quartiers pionniers) où nous avons emmené des élus, la Semapa et quelques riverains pour faire prendre conscience de la réalité de ces projets », raconte Stéphanie Le Dantec, présidente de l’association.

 

rungis-photo-decembre-2009-apres-travaux-de-remblaisLes choix environnementaux

L’approche énergétique s’est faite bâtiment par bâtiment et usage par usage. Ainsi les logements étudiants et chercheurs ont été équipés de panneaux solaires thermiques afin de produire 50 % des besoins en eau chaude sanitaire.  2000 à 2500 m2 de panneaux photovoltaïques seront mis en place sur les toits de l’immeuble de bureaux, de façon à produire environ 225 000kwh/an.« La question de l’insertion dans le quartier était une donnée centrale pour l’architecte coordonnateur, Bruno Fortier. On a travaillé avec une forte densité du tissu urbain », explique  Gilles de Mont-Marin Récupération des eaux de pluie mais aussi auto-partage seront aussi présents.

L’ensemble a été pensé pour favoriser une circulation douce, privilégiant les piétons. Seuls 50 places de parking sont prévues. Un nombre volontairement faible pour promouvoir l’usage des transports publics ou du vélo. 8 véhicules en auto-partage seront installés dans  un premier temps et la capacité d’accueil pourra aller jusqu’à 20 véhicules.

 

L’ambition d’être un projet pilote

Une ou deux éoliennes vont être également installées pour alimenter en énergie la guérite du gardien du jardin. Pour le directeur de la Semapa , « ces éoliennes ont davantage une valeur expérimentale afin de montrer aux futures habitants les possibilités en terme d’énergies renouvelables. C’est un symbole ». Un point de vue partagé par les Amis de l’Ecozac, qui estiment cependant que ce travail de sensibilisation doit aller plus loin : « La Zac Rungis est un laboratoire, une vitrine, le suivi est primordial, affirme Stéphanie Le Dantec. Ce projet doit faire réfléchir sur la ville de demain.»

Déborah Antoinat

Fontarabie : un écoquartier dans le 20e arrondissement

Dans le quartier Réunion-Père Lachaise à Paris (20e arr.), le projet pilote de Fréquel-Fontarbie devrait voir le jour fin 2012. Concertation, insertion urbaine, démarche sociale forte et approche environnementale ambitieuse sont les points clés de cet îlot, qui s’est vu récompensé en novembre dernier dans la catégorie Sobriété Énergétique dans le cadre des appels à projets Ecoquartiers lancé par le Ministère de l’écologie. (Lire la suite…)

Interview : Pascal Gontier, architecte

Pascal Gontier est architecte, et a dessiné le bâtiment passif du passage Fréquel. Ce projet est conçu pour atteindre les performances d’un bâtiment passif certifié « Passivhaus » impliquant une consommation énergétique de 15 kw/m2/an. Les travaux devraient être terminés pour juin 2010. (Lire la suite…)