Fontarabie : un écoquartier dans le 20e arrondissement

Dans le quartier Réunion-Père Lachaise à Paris (20e arr.), le projet pilote de Fréquel-Fontarbie devrait voir le jour fin 2012. Concertation, insertion urbaine, démarche sociale forte et approche environnementale ambitieuse sont les points clés de cet îlot, qui s’est vu récompensé en novembre dernier dans la catégorie Sobriété Énergétique dans le cadre des appels à projets Ecoquartiers lancé par le Ministère de l’écologie.

Vue jardin. Quartier Fréquel Fontarabie.  Crédit : Eva Samuel - SIEMP

Vue jardin. Quartier Fréquel Fontarabie. Crédit : Eva Samuel - SIEMP

Présentation du quartier en quelques chiffres

L’écoquartier Fréquel-Fontarabie s’étend sur une surface d’environ 1 hectare. Avec une partie en neuf et une partie en réhabilitation,  il comprendra 110 logements sociaux, une crèche municipale et une PMI. Quatre locaux d’activité seront présents, un jardin de 1000 m2 public et associatif, 2 passages publics et une place publique. 70  places de parking seront disponibles en sous-sol et dans ses environs.

Les points forts de la démarche environnementale

Les différents acteurs ( Élus, SIEMP, OPAC, associations de quartier) ont tous souhaité aller le plus loin possible dans l’effort énergétique tant sur les bâtiments neufs que sur ceux à réhabiliter. Pour mener à bien cette ambition, le cahier des charges a été confié à Terre-Eco, un bureau d’étude spécialisé en Haute Qualité Environnementale (H.Q.E). La consommation des immeubles neufs a été ramenée à 50 kw/ m2/ an et à 80 kw/m2/ an pour les bâtiments réhabilités. «  Le premier objectif restait l’amélioration de la situation en proposant une mise en valeur urbaine et sociale », souligne Eva Samuel, architecte coordinatrice du quartier.

Au niveau des choix énergétiques, on retrouve l’utilisation de l’énergie solaire pour la production d’eau chaude et d’électricité ou encore une gestion responsable de la ressource en eau (récupération des eaux pluviales, part importante de surface perméable, mise en œuvre d’équipements hydroéconomes…). Le quartier comprend un bâtiment passif certifié « passivhaus » (voir interview).

La concertation : l’atout premier de l’écoquartier

« Le point de départ était la dimension urbaine et sociale, l’écologie s’est adaptée », explique Eva Samuel, rappelant ici une approche du développement durable qui vise à être au service de l’humain.  « Quand nous sommes arrivés, le contexte était tendu à la suite de nombreuses opérations privilégiant une utilisation maximale du foncier. Les associations se sont mobilisées, nous avons eu carte blanche pour repartir sur de bonnes bases ». La stratégie adoptée a été d’éviter la densité, d’offrir des espaces libres et des lieux de convivialité pour que les habitants du quartier puissent s’approprier le quartier. Des passages publics ont ainsi été créés pour favoriser le passage vers le jardin. Le consensus a été large autour du projet malgré quelques couacs en cours de route. Pour Fabienne Giboudeaux, adjointe au maire de Paris en charge des espaces verts, la concertation sur ce projet est « un exemple de la démarche participative dans le 20ème. »

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