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	<title>Commentaires sur : Le luxe est-il soluble dans l&#8217;environnement ?</title>
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	<description>le webzine des ecofaubourgs</description>
	<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 11:50:39 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Sylvain Sédille</title>
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		<dc:creator>Sylvain Sédille</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Dec 2009 13:37:24 +0000</pubDate>
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		<description>Je suis tout à fait d'accord avec Catherine qui nous met à nue l'industrie Chinoise dans sa comparaison avec le luxe. J'irais plus loin en disant que le luxe doit non seulement continuer à oeuvrer dans le sens de la survie de l'artisanat, mais il doit encourager sa clientèle a faire bon usage de ses produits. Pendant que certains jouissent de privilèges, d'autres n'ont d'autres choix que de se tourner vers les fabrications low-cost. Malheureusement, nous ne pouvons pas tous être riches en même temps dans ce monde, toute notre économie en serait menacée. Néanmoins, il est important de rappeler aux consommateurs de leurs privilèges et d'inciter au recyclage, et ce même dans le luxe. Pour ma part, seul un changement de mentalité peut permettre de sauver les industries nationales et l'économie en générale. Les Chinois courent à leurs pertes s'ils continuent ainsi, car les consommateurs se rendent de plus en plus comptent que parfois, il vaut mieux payer le prix mais obtenir un produit de qualité.
Alors, pour la question "est-ce que le luxe peut être "green"?" Je pense que oui également, à condition que les valeurs se rapprochent de mots tels que la qualité, la fiabilité, la rationalité d'un achat qui est fait pour se faire plaisir, mais qui ne nuit pas à notre planète, qui bien au contraire contribue à préserver des emplois et respecte la nature.
Néanmoins, ma critique se porte plus sur ce que font les patrons de leurs sur-profits. Bernard Arnault a touché, en 2009, 211 millions d'euros de dividendes ! Mais que fait-il de cet argent? Liliane Bettencourt a perçue quand à elle 265 millions d'euros de dividendes ! La famille Hermès, plus de 43 millions d'euros, alors où va cet argent? Alimente t'il des dépenses personnelles ou contribue t'il à faire de notre planète un monde meilleur? Mon scepticisme est tel que je préfère me tourner vers d'autres marques plus responsables, car les hommes et femmes qui sont aux commandes utilisent les profits à des fins plus humaines.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis tout à fait d&#8217;accord avec Catherine qui nous met à nue l&#8217;industrie Chinoise dans sa comparaison avec le luxe. J&#8217;irais plus loin en disant que le luxe doit non seulement continuer à oeuvrer dans le sens de la survie de l&#8217;artisanat, mais il doit encourager sa clientèle a faire bon usage de ses produits. Pendant que certains jouissent de privilèges, d&#8217;autres n&#8217;ont d&#8217;autres choix que de se tourner vers les fabrications low-cost. Malheureusement, nous ne pouvons pas tous être riches en même temps dans ce monde, toute notre économie en serait menacée. Néanmoins, il est important de rappeler aux consommateurs de leurs privilèges et d&#8217;inciter au recyclage, et ce même dans le luxe. Pour ma part, seul un changement de mentalité peut permettre de sauver les industries nationales et l&#8217;économie en générale. Les Chinois courent à leurs pertes s&#8217;ils continuent ainsi, car les consommateurs se rendent de plus en plus comptent que parfois, il vaut mieux payer le prix mais obtenir un produit de qualité.<br />
Alors, pour la question &#8220;est-ce que le luxe peut être &#8220;green&#8221;?&#8221; Je pense que oui également, à condition que les valeurs se rapprochent de mots tels que la qualité, la fiabilité, la rationalité d&#8217;un achat qui est fait pour se faire plaisir, mais qui ne nuit pas à notre planète, qui bien au contraire contribue à préserver des emplois et respecte la nature.<br />
Néanmoins, ma critique se porte plus sur ce que font les patrons de leurs sur-profits. Bernard Arnault a touché, en 2009, 211 millions d&#8217;euros de dividendes ! Mais que fait-il de cet argent? Liliane Bettencourt a perçue quand à elle 265 millions d&#8217;euros de dividendes ! La famille Hermès, plus de 43 millions d&#8217;euros, alors où va cet argent? Alimente t&#8217;il des dépenses personnelles ou contribue t&#8217;il à faire de notre planète un monde meilleur? Mon scepticisme est tel que je préfère me tourner vers d&#8217;autres marques plus responsables, car les hommes et femmes qui sont aux commandes utilisent les profits à des fins plus humaines.</p>
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		<title>Par : Catherine Richoux-Granier</title>
		<link>http://ecofaubourgs.com/blog/echo-des-faubourgs/2009/10/28/le-luxe-est-il-soluble-dans-lenvironnement/comment-page-1/#comment-74</link>
		<dc:creator>Catherine Richoux-Granier</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 21:44:10 +0000</pubDate>
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		<description>Il en est du luxe comme pour toute production, certes, notamment en matière d'industrie automobile, nautique, aéronautique ou cosmétique : le luxe promeut un mode de vie consommateur d'énergie. Cependant  il faut lui reconnaître plusieurs qualités : d'abord, il fait la plupart du temps appel à un savoir-faire d'artisans (un mot en voie de disparition), notamment dans le domaine de l'habillement, du cuir, de la joaillerie. C'est grâce au luxe que de nombreux petits métiers subsistent. D'autre part, dans le domaine de l'hôtellerie ou de la restauration, il consomme des produits de qualité et non issus de l'industrie alimentaire ou textile. La literie, le linge, sont fabriqués en Europe par des entreprises qui fabriquent du "haut de gamme"en moindre quantité ; les restaurants (d'hôtel ou pas) ne servent pas de nourriture d'origine industrielle, c'est même exactement tout le contraire puisqu'ils ne traient qu'avec des producteurs qui ne cultivent que des produits sans pesticide, etc, et qui pour beaucoup réhabilitent des légumes, fruits, etc. oubliés... En matière de viticulture, on sait à quel point des régions historiquement viticoles perdurent dans leurs traditions grâce notamment à la clientèle friande de leurs produits de luxe (grands vins de Bordeaux, de Bourgogne, Champagne, etc...).
Un autre point de vue : si l'on considère la durée de vie d'un produit fabriqué en chine (et destiné à la grande distribution, et donc fabriqué à grande échelle), et celle du même produit fabriqué en Europe, par ex, par une marque de luxe : le résultat est évidemment largement en faveur du produit de luxe dont la longévité est bien supérieure, et pas en termes de mois... Alors, les consommateurs de luxe gaspillent, achètent à tour de bras, puis jettent avec autant de désinvolture qu'ils ont acheté : c'est malheureusement trop souvent vrai. Mais réfléchissons au gâchis que représentent les innombrables produits de mauvaise qualité fabriqués en chine, qui sont encore plus rapidement jetés...parce qu'inutilisables au bout d'une courte durée de vie.
Que génère le luxe ?
La survivance d'un artisanat de très haut niveau qui ne trouve plus que ce cadre pour s'exprimer (comment pourrait-il concurrencer la masse et la rapidité de production de la Chine ?)
La renaissance d'une agriculture biologique et traditionnelle (pour alimenter ses restaurants et hôtels, certes, mais ça fédère de nouvelles vocations dans le monde rural)
Des emplois dans le secteur hôtelier (préfère-t-on voir se développer des hôtels en "préfabriqué" comme "Formule 1" sans personnel, ou des hôtels 5 étoiles ou plus, où la proportion d'emploi est de 2 ou 3 personnes par client ?).
Il y aurait d'autres "bons" et "mauvais" exemples, sans problème.... Mais ne diabolisons pas l'industrie du luxe simplement parce que ses dirigeants sont des "Empereurs", qu'ils font beaucoup d'argent, et qu'ils se montrent, pour beaucoup, plus généreux en "mécénat d'art" qu'en actions humanitaires.
Catherine Richoux-Granier</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il en est du luxe comme pour toute production, certes, notamment en matière d&#8217;industrie automobile, nautique, aéronautique ou cosmétique : le luxe promeut un mode de vie consommateur d&#8217;énergie. Cependant  il faut lui reconnaître plusieurs qualités : d&#8217;abord, il fait la plupart du temps appel à un savoir-faire d&#8217;artisans (un mot en voie de disparition), notamment dans le domaine de l&#8217;habillement, du cuir, de la joaillerie. C&#8217;est grâce au luxe que de nombreux petits métiers subsistent. D&#8217;autre part, dans le domaine de l&#8217;hôtellerie ou de la restauration, il consomme des produits de qualité et non issus de l&#8217;industrie alimentaire ou textile. La literie, le linge, sont fabriqués en Europe par des entreprises qui fabriquent du &#8220;haut de gamme&#8221;en moindre quantité ; les restaurants (d&#8217;hôtel ou pas) ne servent pas de nourriture d&#8217;origine industrielle, c&#8217;est même exactement tout le contraire puisqu&#8217;ils ne traient qu&#8217;avec des producteurs qui ne cultivent que des produits sans pesticide, etc, et qui pour beaucoup réhabilitent des légumes, fruits, etc. oubliés&#8230; En matière de viticulture, on sait à quel point des régions historiquement viticoles perdurent dans leurs traditions grâce notamment à la clientèle friande de leurs produits de luxe (grands vins de Bordeaux, de Bourgogne, Champagne, etc&#8230;).<br />
Un autre point de vue : si l&#8217;on considère la durée de vie d&#8217;un produit fabriqué en chine (et destiné à la grande distribution, et donc fabriqué à grande échelle), et celle du même produit fabriqué en Europe, par ex, par une marque de luxe : le résultat est évidemment largement en faveur du produit de luxe dont la longévité est bien supérieure, et pas en termes de mois&#8230; Alors, les consommateurs de luxe gaspillent, achètent à tour de bras, puis jettent avec autant de désinvolture qu&#8217;ils ont acheté : c&#8217;est malheureusement trop souvent vrai. Mais réfléchissons au gâchis que représentent les innombrables produits de mauvaise qualité fabriqués en chine, qui sont encore plus rapidement jetés&#8230;parce qu&#8217;inutilisables au bout d&#8217;une courte durée de vie.<br />
Que génère le luxe ?<br />
La survivance d&#8217;un artisanat de très haut niveau qui ne trouve plus que ce cadre pour s&#8217;exprimer (comment pourrait-il concurrencer la masse et la rapidité de production de la Chine ?)<br />
La renaissance d&#8217;une agriculture biologique et traditionnelle (pour alimenter ses restaurants et hôtels, certes, mais ça fédère de nouvelles vocations dans le monde rural)<br />
Des emplois dans le secteur hôtelier (préfère-t-on voir se développer des hôtels en &#8220;préfabriqué&#8221; comme &#8220;Formule 1&#8243; sans personnel, ou des hôtels 5 étoiles ou plus, où la proportion d&#8217;emploi est de 2 ou 3 personnes par client ?).<br />
Il y aurait d&#8217;autres &#8220;bons&#8221; et &#8220;mauvais&#8221; exemples, sans problème&#8230;. Mais ne diabolisons pas l&#8217;industrie du luxe simplement parce que ses dirigeants sont des &#8220;Empereurs&#8221;, qu&#8217;ils font beaucoup d&#8217;argent, et qu&#8217;ils se montrent, pour beaucoup, plus généreux en &#8220;mécénat d&#8217;art&#8221; qu&#8217;en actions humanitaires.<br />
Catherine Richoux-Granier</p>
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