Tourisme solidaire et équitable : voyager à l’ère du développement durable
On est désormais bien loin des mêmes préoccupations, même si le tourisme solidaire qui a ressurgi en même temps que l’avènement du développement durable pourrait reprendre cette forme spécifique de tourisme sur quelques actions ciblées (voir notre prochain article sur les chantiers bénévoles).
Le tourisme équitable
C’est en 1995 qu’apparaît pour la première fois la notion de tourisme social avec “la charte du tourisme durable”, élaborée à Lanzarote, aux Canaries, sous l’égide d’organismes internationaux tels que l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme) et l’Unesco. Cette charte rappelle la nécessité de “reconnaître les populations locales comme étant les acteurs indispensables et prioritaires des projets touristiques, et de les convier à un débat dont elles sont presque toujours exclues”. Signée par une quarantaine d’associations et de voyagistes, elle les engage à impliquer les “autochtones” dans la gestion de leurs propres ressources touristiques et si possible de manière durable. Concrètement, les agences de voyages doivent respecter un ensemble de critères visant au respect des habitants et de leur mode de vie, à une véritable rencontre entre les touristes et ces habitants, à la durabilité des infrastructures et activités touristiques et au versement d’une part équitable des revenus générés. Ce secteur devrait être amené à représenter 25 % du tourisme mondial d’ici 2012.
| Exemples de Tour-opérateurs spécialisés : Allibert / Atalante / La Balaguère / Chamina Sylva / Club Aventure / Comptoir des Voyages-Déserts / Iles du Monde / Languedoc Nature / Terre voyages / Voyager Autrement / Cavaliers du monde / Intermèdes / La Balaguère / Nouvelles Frontières Aventures / Sindbad voyages / Tirawa / Voyageurs du Monde |
Si le tourisme équitable place au centre de ses préoccupations les activités élaborées et gérées par les communautés d’accueil, l’écotourisme concerne davantage la protection de l’environnement. L’ écotourisme se distingue du tourisme de nature par son côté militant : la responsabilité vis à vis de l’environnement naturel et culturel et la volonté de contribuer à l’économie locale. Cela se traduit par le choix de destinations moins touristiques mais plus “naturelles” et “locales”. Pour cette forme de tourisme, les acteurs locaux vous proposent en général eux-mêmes leurs services. Les offres des Tour Opérateur et des grandes agences de voyage sont encore très rares sur ce créneau. Mais là aussi, les perspectives de croissance pourraient rapidement les pousser à investir ce marché prometteur. À l’international, la Société Internationale d’Écotourisme (TIES) est la première organisation à s’être engagée à promouvoir les principes de l’écotourisme.
| Voir la carte de France répertoriant les acteurs de l’écotourisme en France http://ecotourisme.lespages.fr/ |
Enfin, le tourisme solidaire met au centre du séjour l’homme et la rencontre avec sa culture. Cette forme de tourisme est aussi la plus récente dans les offres de “tourisme parallèle”.En France, l’Association pour le Tourisme Equitable et Solidaire (ATES) a été créée en mai 2006. Sa vocation est de représenter, structurer et coordonner le premier réseau national des acteurs du tourisme équitable et solidaire. Elle lance la même année son portail tourismesolidaire.org, qui présente l’ensemble de l’offre des voyages conçus par les associations adhérentes sur une quarantaine de destinations. L’année dernière, les opérateurs français associatifs du tourisme solidaire ont fait voyager plus de 6000 personnes. Un chiffre qui peut paraître encore modeste, mais les prévisions de croissance s’établissent à 25 % par an.
| Exemples d’associations spécialisées : Echangeons-le monde / Culture contact / Taddart / Couleurs Sensations / Croq’Nature / Vision du monde / Ecotours / La Case d’Alidou / La Route des Sens / Migrations et Développement / Rencontres au bout du monde / ICD Afrique |
Vincent Girard
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