L’habitat joue sur la modularité

Les architectes et designers travaillant sur l’idée de modularité dans l’habitat proposent des projets et concepts qui questionnent la maison évolutive. Murs et mobiliers se modifient, se transforment, se développent pour mieux répondre à de nouvelles problématiques.


Vue d'extérieur de "Moduca". Crédit : Clément Gougeon

Vue d'extérieur de "Moduca". Les pièces viennent se positionner dans une charpente poteaux-outres en acier qui fonctionne comme un ensemble de casiers. Crédit : Clément Gougeon

Une maison qui s’adapte à ses habitants : voilà le concept « Moduca » développé par Clémence Gougeon, jeune architecte d’intérieur.  A l’achat de la maison « Moduca », on choisit les pièces dont  on a besoin et leur disposition. Chaque pièce est un module auto-portant, comme un container en plus petit, avec une structure acier et un recouvrement en tôle ondulée ou plaques laquées.   « Les modules étant tous conçus sur le même modèle, ils sont interchangeables, peuvent être remplacés ou modifiés, évoluant ainsi avec la famille. Si on manque de place, pas besoin de déménager, on ajoute une pièce ou on l’échange.  Un jeune couple peut commencer avec 3 pièces et agrandir la maison quand les enfants arrivent », estime la jeune architecte.

Objectif : optimiser l'espace de cet appartement de 44m². La pièce jour a été organisée comme un espace de rangement polyvalent qui peut se transformer en bureau et en salle de repas. Credit : Seuil architectes

Objectif : optimiser l'espace de cet appartement de 44m². La pièce jour a été organisée comme un espace de rangement polyvalent qui peut se transformer en bureau et en salle de repas. Credit : Seuil architectes

Un propos partagé par l’architecte toulousain Philippe Gonçalves qui a réalisé un projet en 2006 où la dimension modulaire s’est présentée comme étant l’une des pierres angulaires de la rénovation. « La modularité est le signe de l’évolution de la cellule familiale qui est moins figée que les générations précédentes: familles recomposées, travail à domicile aujourd’hui, l’habitat doit s’adapter à ces nouvelles problématiques. » Et l’architecte d’ajouter que « la recherche de la modularité dans son intérieur revient de plus en souvent. Ceci s’explique notamment par la question financière. De fait, le surcout est moindre lorsqu’il s’agit d’une démarche globale, lorsque la dimension modulaire est intégrée dès le départ ».


« Réduire l’hyper spécialisation des espaces dans nos maisons »

Canapé "Compos'it" chez Dunlopillo. Design : Matali Crasset. Canapé 2-3 places : 1399 euros

Canapé "Compos'it" chez Dunlopillo. Design : Matali Crasset. Canapé 2-3 places : 1399 euros

Cette modularité ne concerne pas que les lieux et les meubles : les objets s’adaptent eux aussi à ces nouveaux modes de vie. Bibliothèque, chaise, canapés, l’objet doit pouvoir évoluer. Exposé au dernier salon Maison et objets de janvier 2010, le canapé Compos’it de la designer Matali Crasset illustre bien cette tendance. Les assisses sont transformées en espaces de convivialité et adoptent des structures modulaires. Dans sa démarche, Matali Crasset envisage des objets non figés que l’on « s’approprie » .« L’objet peut avoir des temporalités différentes, plusieurs scénarii de vie. Les modules illustrent la notion de partage et de flexibilité qui sont un de mes thèmes de prédilection », explique le designer. « Chaque espace présente une typologie différente. Je travaille à partir de « nouvelles logiques » pour réduire « l’hyper spécialisation des espaces dans nos maisons », ajoutant selon elle « qu’il n’y a pas de délimitation entre l’espace et le mobilier ».


Déborah Antoinat

Verbatim : Matali Crasset

matali-crasset-2654356_1350Entre création d’objets et agencements d’espaces, la designer Matali Crasset questionne nos usages des choses et des lieux et expérimente dans ses travaux les principes de la modularité, la flexibilité, les réseaux… Portrait en trois questions d’une touche-à-tout aussi douée pour la création de pièces de mobilier que pour la scénographie ou l’architecture.



Verbatim : Matali Crasset
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Buzz de la semaine : une campagne au poil

Depuis quelques semaines, les habitués du métro parisien ont eu tout le loisir de découvrir la dernière campagne de publicité pour les poêles à bois Invicta. Soit une mise en scène de Jean-Pierre Dupire, charismatique PDG de la société et grand amateur de jeux de mots à base de poils.


pub-invictaSi l’on se fie à la base line d’Invicta, Jean-Pierre Dupire serait « le sourire de l’industrie française ». Il faut dire qu’avec sa barbe, ses dread-locks et ses lunettes noires, il a plus l’allure d’une rock star que d’un PDG. Imaginez la synthèse d’Antoine et de Stevie Wonder faisant de la réclame pour du chauffage au bois…

Ce décalage entre l’allure débonnaire du personnage et sa fonction de dirigeant est sans doute à l’origine de la très « afflelouienne » dernière campagne publicitaire d’Invicta. Sur une affiche 4×3 au noir et blanc soigné, on voit Jean-Pierre Dupire dans une pose napoléonienne et entouré de deux superbes créatures, l’une blonde l’autre brune (histoire qu’il y en ait pour tous les goûts). Elles n’ont d’yeux que pour lui. Normal, proclame le PDG : « mes poêles les séduisent. » Le foyer ardent qui occupe l’arrière-plan corrobore l’assertion : Jean-Pierre, il leur met carrément le feu, semble dire l’image.

Douteux, dites-vous ? A coup sûr, mais aussi diablement efficace. Entre mégalomanie et machisme, la campagne d’Invicta a su faire parler d’elle. Pour le meilleur (après tout, le chauffage au bois, c’est bon pour la planète) et… pour le pire (pas mal le jeu de mots, hein Jean-Pierre ?).


Bonus : la campagne TV

Votre région est-elle verte ?

En prélude aux élections régionales, qui se tiendront les 14 et 21 mars prochain, Terra Eco vient de publier son palmarès des régions les plus vertes. Alors, verdict ?


600_verger_automne4Qu’est-ce qu’une région verte ? Pour le magazine Terra Eco, il s’agit d’un territoire exemplaire sur les trois volets associés d’ordinaire au développement durable : l’économie, l’écologie et le social. D’où l’idée de noter les 22 régions métropolitaines  selon ces trois critères, à l’aune d’indicateurs aussi variés que le poids des déchets et le volume d’émissions de CO2 par habitant, le nombre de jours de pollution, le taux de créations d’entreprises, l’écart des revenus ou encore l’espérance de vie…

Résultat ? C’est la région Rhônes-Alpes qui arrive en tête du classement général : 3e en économie, 4e en écologie et en social, elle devance Midi-Pyrénées et Limousin. A l’autre extrémité du palmarès, on trouve la Haute-Normandie, la Picardie, le Nord-pas-de-Calais et la Champagne-Ardennes.


Voir le détail du classement :

La déco écolo : verte, mais pas mûre

Les questions de santé et d’environnement dans l’habitat trouvent de plus en plus de réponses pratiques. Le travail des designers, les marques et les produits sont de plus en plus souvent estampillés « verts». De nouveaux métiers voient aussi le jour. Après le coaching déco (conseil et accompagnement), le coaching déco écolo fait son apparition. Patricia François, décoratrice écologique installée dans le 20e arrondissement, est une des premières à proposer cette démarche à ses clients.


appartement-1er-arrondissement-parisLe principe de la décoration écologique repose sur deux principes essentiels. S’assurer de la composition des matériaux (vernis, colle…) pour garantir un air le plus sain possible et veiller à la traçabilité des produits. « Mettre en place une décoration écologique chez soi, c’est savoir quel produit on choisit, d’où il vient. Dans ma démarche, j’essaie d’éviter l’importation de bois exotiques et de façon plus globale de limiter l’empreinte carbone », explique Patricia François, ajoutant que « les labels comme le label FSC pour le bois sont une base pour s’assurer de la qualité des produits. Même s’ils demeurent parfois controversés. »


Être 100% écolo, une utopie?
Reste que cette ambition n’est jamais totalement réalisée du fait du niveau d’exigence des clients mais aussi parce que la décoration intègre des notions de beau et d’esthétique. « Je cherche à tendre vers une décoration la plus écologique possible plutôt que prétendre la réaliser complètement car il y a toujours des limites,
précise ainsi Patricia François. Lorsque je préconise par exemple du mobilier recyclé, il y a une approche écologique mais le recyclage lui-même fait fonctionner des usines qui dégagent du CO2. De la même façon, j’utilise du bambou car c’est un bois qui plait, qui a une très forte croissance mais le faire venir jusqu’en France favorise les émissions de gaz à effet de serre. »


Écolo ne rime pas encore avec bon marché…
Les tarifs du conseil en
décoration écologique font de cette activité un luxe réservé aux personnes aisées. Comptez au minimum 90 euros pour une heure de conseil sur les couleurs et l’aménagement des pièces. Et Patricia François de conclure : « Il est vrai qu’aujourd’hui ces tarifs ne permettent pas de rendre la décoration écologique accessible à tous. Pour autant, j’ai le projet de me rapprocher de promoteurs immobiliers qui font du logement social dans des programmes d’éco-constructions. Cela permettrait d’aller jusqu’au bout de la démarche d’un habitat écologique. »

L’info de la semaine : l’agriculture à l’heure de la biodiversité

Vendredi dernier, s’ouvrait à Paris le 47e salon de l’agriculture. D’ores et déjà placée sous le signe de la crise économique, l’édition 2010 porte une attention de circonstance à la biodiversité. L’occasion pour nous de questionner l’impact des activités agricoles sur le vivant…


photo-presse6Elles sont les stars du Salon de l’agriculture. Pourtant, cette année, la docile Salers, la candide Charolaise et la jolie Blonde d’Aquitaine courent le sérieux risque de se faire voler la vedette. Année de la biodiversité oblige, 13 races bovines dites « en conservation » - traduisez « menacées d’extinction » - sont exposées porte de Versailles.

Avec des effectifs réduits à la portion congrue, la Casta, l’Armoricaine, la Froment du Léon ou la Maraîchine sont les symboles d’une biodiversité domestique menacée. En cause, un système fondé sur la sélection des races les plus « productives » et dont le Concours général agricole, clou du Salon de l’agriculture, est le parangon. Or, un tel système comporte un sérieux risque : celui de l’épuisement génétique.

Mais la sélection génétique n’est pas la seule menace qui pèse sur la biodiversité. Lui est tout aussi préjudiciable, sinon plus, le grand « désert vert » de la monoculture. Traités à grands renforts de pesticides, les immenses champs de blé, colza ou maïs qui composent une partie du paysage français abritent une vie animale et végétale appauvrie. Surtout, les nombreux traitements qui sont pulvérisés sur les cultures sont suspectés d’affecter la fertilité de certaines espèces. Reste à souhaiter que le thème du présent Salon - la recherche et l’agriculture - s’affronte sans complaisance à la question…

Infos pratiques :

Paris Porte de Versailles
Place de la Porte de Versailles - 75015 Paris

Du 27 février au 7 mars 2010
De 9h00 à 19h00

Nocturne, vendredi 5 mars 2010 jusqu’à 23H00

Mot pour mot : écologie

Écologie politique ou politique écologique, voitures écologiques, agriculture écologique, habitat écologique, mode et décoration écologique… : le mot écologie  est aujourd’hui cuisiné à toutes les sauces. Qualifier un nouveau produit, un nouveau concept d’ « écolo » est devenu une manière incontournable de vendre et d’être dans l’air du temps. Tout devient écolo, bio et bon pour l ’environnement. On ne va pas s’en plaindre mais le terme est galvaudé et le sens strict du mot a évolué. La rubrique « Mot pour mot » s’attarde aujourd’hui sur cette notion aux contours flous. A l’origine, c’est quoi être écologique?

3d-2-rendu-1Actuellement, quand on dit écologie, on pense développement durable, protection de l’environnement et produits biologiques.  En bref, être écolo, c’est œuvrer pour le respect de l’environnement.

Or, l’étymologie du mot « écologie » nous propose une définition différente. Le mot écologie vient du grec « oikos » qui signifie maison et « logos », science. Il apparait donc que l’écologie est étymologiquement liée à l’habitat et à la maison, au 1er cercle de vie de l’humain.

Alors lorsque l’on nous parle de voiture écologique, ainsi qualifiée du fait de ses faibles émissions de CO2, le terme est clairement détourné de son sens propre. L’écologie, c’est d’abord  l’interaction entre un  individu et son milieu et non un adjectif qui pourrait donner bonne conscience car signifiant de façon sommaire “respectueux de l’environnement”. Suffit-il de quelques mesures tirant sur le vert pour être écolo?

Un autre mot, ô combien antonymique en pratique, comporte la même racine : économie. Économie vient de « oikos » signifiant maison  et « nomos », gérer, administrer.  Ce parallèle est-il une circonstancielle ironie lexicale? Cette racine commune ne nous dit-elle pas que les deux notions  sont étymologiquement liées et que pour préserver ce qu’il reste de ressources naturelles de notre « maison commune », la planète, il serait bon de faire de l’éco-nomie?

Nanotechnologies : la France investit

Après une évaluation des risques liés aux nanotechnologies dans l’industrie, le gouvernement a lancé en mai 2009, le plan Nano-Innov. Doté de 70 millions d’euros, il permettra la construction de centres d’intégration des nanotechnologies à Saclay, Grenoble et Toulouse, dans lesquels la recherche fondamentale travaillera avec les entreprises. Au niveau européen, les trois pôles s’intégreront notamment par l’intermédiaire de l’Institut européen de technologie (EIT), autour de grands thèmes comme la médecine, les transports, l’énergie, le climat et la complexité des technologies. Quand au débat public sur les nanotechnologies qui s’est achevé mardi 23 février, il aura tellement suscité les passions que les dernières réunions auront eu lieu sur Internet pour éviter les confrontations entre pro et anti-nanotechnologie comme l’explique le journal Les Echos.

Nanotechnologies : à quoi pourrait servir l’infiniment petit ? (2)

Suite et fin de notre tour d’horizon des perspectives ouvertes dans le domaine de la construction par les nanotechnologies.


La peinture solaire

peinture-solaire1Les nanotechnologies pourraient également être utilisées dans la conception des panneaux solaires. Ainsi, un panneau solaire classique est composé de nombreuses cellules photovoltaïques et le courant obtenu dépend de la taille de ce panneau et du nombre de cellules qu’il contient. Le concept de la peinture solaire consiste à intégrer des nanoparticules de semi-conducteurs à l’encre sur de longs rouleaux de papier d’aluminium, qui sont ensuite découpés en panneaux solaires. Ces panneaux solaires souples peuvent se dérouler sur les toits, s’intégrer dans les matériaux plastiques ou textiles, et sont à même de produire de l’électricité à un coût inférieur d’un tiers à celui d’un panneau classique. Ces nanoparticules peuvent même être intégrées directement dans une couche de peinture (voir photo). En plus d’être applicable sur n’importe quelle surface, ces nanoparticules solaires sont à même de produire de l’électricité à un coût inférieur d’un tiers à celui d’un panneau solaire classique. Les scientifiques cherchent maintenant à améliorer leur rendement.

L’électronique moléculaire

Un des grands défis de l’électronique est de remplacer le transistor classique par une molécule chimique ou biologique fonctionnant comme un interrupteur de courant électrique. La taille du transistor (le composant électronique actif fondamental en électronique) pourrait être divisée par mille, ce qui permettrait de fabriquer des ordinateurs beaucoup plus petits, plus rapides, moins chers et consommant beaucoup moins d’électricité.

Les nanomatériaux

Les alliages métalliques utilisés dans les matériaux de construction sont en général composés de grains de dimensions micrométriques. En diminuant la taille de ces grains à une centaine de nanomètres, on obtient des matériaux qui sont plus légers et qui ont de meilleures propriétés mécaniques. Les nanograins sont plus résistants car ils n’ont pas les défauts présents dans les grains des matériaux traditionnels. Le cuivre nanocristallin est ainsi trois fois plus résistant que le cuivre classique. Ils sont en outre plus malléables : en effet, quand on déforme le métal, les nanograins glissent plus facilement les uns par rapport aux autres. Les matières plastiques, à base de polymères, deviennent elles aussi plus résistantes et cessent d’être inflammables quand on leur incorpore des nanoparticules. Ces propriétés de résistance mécanique des nanomatériaux pourraient être exploitées dans des secteurs aussi divers que les matériaux de construction pour le bâtiment, les appareils électroménagers et les appareils médicaux.


Pour en savoir plus :

Le site du débat public sur les nanotechnologies

http://www.debatpublic-nano.org/index.html

Vidéo “Nano : the next Dimension”

La Commission Européenne et les nanotechnologies

http://cordis.europa.eu/nanotechnology/

L’actualité du secteur des nanotechnologies aux Etats-Unis

http://www.nano.gov/

Nanotechnologies : à quoi pourrait servir l’infiniment petit ? (1)

En février 2009, huit ministères ont lancé un débat public sur « les options générales en matière de développement et de régulation des nanotechnologies ». Alors que celui s’est achevé mardi 23 février par une réunion de clôture, zoom sur les incroyables perspectives de cette technologie de l’infiniment petit.


microscope-wake-forest1Bienvenue dans le monde l’infiniment petit. Equivalant à un milliardième de mètre, soit 0,000 000 001 mètre, le nanomètre est la plus petite unité de mesure utilisée par l’homme pour développer des technologies (le préfixe “nano” vient du grec et signifie “très petit”). 500 000 fois plus fin que l’épaisseur du trait de stylo à bille, 30 000 fois plus fin que l’épaisseur d’un cheveu, le nanomètre équivaut à la dimension d’une molécule (voir la photo si contre du microscope du Centre de nanotechnologies et de matériaux moléculaires de l’Université de Wake Forest). Déjà utilisées dans plusieurs secteurs industriels les technologies de l’infiniment petit représentent aujourd’hui un marché mondial de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros. Et en matière d’énergie et de matériaux notamment, les nanotechnologies pourraient faire des merveilles. Exemples.

Le nanotube : 100 fois plus solide que l’acier

nanotube1Le nanotube (voir image ci-contre) est un feuillet de graphite formé d’atomes de carbone disposés en réseau hexagonal, comme un nid d’abeilles, et enroulé sur lui-même comme un cigare. Son diamètre est de l’ordre du nanomètre, sa longueur peut atteindre plusieurs micromètres. Or, c’est grâce à cette structure très simple et très stable que le nanotube a des propriétés mécaniques et électriques impressionnantes. Ainsi, il est 100 fois plus résistant et 6 fois plus léger que l’acier. Il peut donc être utilisé pour fabriquer des matériaux composites de haute performance et il est déjà employé pour renforcer certains clubs de golf et raquettes de tennis, remplaçant peu à peu les traditionnelles “fibres de carbone”.

Des revêtements nanomodifiés autonettoyants

nanocristaux1Ce sont des revêtements inspirés du monde végétal, en particulier du comportement des feuilles de lotus qui ne se mouillent pas et qui restent propres même dans un environnement boueux. Concrètement, la surface de la feuille de lotus est recouverte par des nanocristaux de cire qui forment un réseau de minuscules piliers semblable à une planche cloutée (voir photo). Les gouttes d’eau ne peuvent pas mouiller cette surface et restent sphériques sans s’étaler car elles sont soutenues par les piliers. Mieux, la goutte d’eau nettoie la surface car elle emporte les impuretés. Fabriquées par biomimétisme, c’est-à-dire en imitant la nature, de telles surfaces artificielles à l’aide de nanomatériaux pourraient trouver des applications dans de nombreux domaines : vitres antisalissure pour fenêtres et automobiles, peintures faciles à lessiver, tuiles autonettoyantes, revêtements antibactériens pour la cuisine et les sanitaires…


Pour en savoir plus :

Le site du débat public sur les nanotechnologies

http://www.debatpublic-nano.org/index.html

Vidéo “Nano : the next Dimension”

La Commission Européenne et les nanotechnologies

http://cordis.europa.eu/nanotechnology/

L’actualité du secteur des nanotechnologies aux Etats-Unis

http://www.nano.gov/